Denali Highway

Puisque le ciel est un peu plus maussade depuis qu’on est dans la région centrale, la visibilité est souvent changeante. Cela ne nous empêche pas de tenter sans relâche d’apercevoir le big one (Mont McKinley ou Denali). En fait, on pense le voir partout même si on est jamais sur si c’est le bon. Des pics enneigés, il y en a partout!

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Le Denali Highway est une route non pavée qui relie les villes de Cantwell et Paxson. Elle est peu fréquentée par les visiteurs de passage car les compagnies de location interdisent d’y circuler en raison des risques de bris causés par les roches. Cette restriction est à notre avis exagérée mais cela est à notre avantage en cette belle journée de septembre. A part les dizaines et dizaines de roulotes et remorques de chasseurs que nous voyons stationnées à différents endroits sur ce parcours, nous sommes pratiquement seuls à arpenter cette traverse MAGNIFIQUE. Moi qui était déçue de ne pas avoir exploré davantage l’intérieur du parc Denali, je crois viser juste en disant que les paysages de cette route rivalisent avec ceux du parc.

Des paysages de cartes postales défilent partout autour de nous, mile après mile. Cette nature sauvage nous enveloppe, nous absorbe sans jamais nous lasser. Nous sommes entourés de glaciers, de rivières, de lacs et de montagnes. Avec Johnny Cash, le gros gibier qui se camoufle à chaque détour, et cette magnificence, nous nous sentons vraiment privilégiés.

Les paysages que nous avons vus dans les derniers jours m’ont remplie d’un état près de la béatitude. Détail non négligeable: mes lunettes soleil, de teinte brune, font ressortir les rouges. Les paysages en ressortent nettement découpés et possiblement plus beaux qu’ils ne le sont en réalité..?

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Philippe tient à son feu de camp. Tous les soirs si possible. Mathieu s’est donc procuré une hache afin d’être en mesure de fendre le bois lorsque nécessaire. J’ai un peu peur qu’il se blesse. Surtout qu’il adopte une drôle de posture lorsqu’il manipule cet instrument coupant. Tout de même, la technique fonctionne. Il ne veut pas que le prenne en photo lorsqu’il est à l’œuvre, ni que je compte le nombre de coups nécessaire avant l’apparition d’une buche.

La nuit, nous tentons de nous réveiller au moins une fois entre minuit et deux heures, dans l’espoir d’entrevoir une aurore boréale. Septembre et mars sont les deux mois de l’année les plus favorable à l’apparition de ce merveilleux phénomène, typique du grand nord.

En plus de vouloir apercevoir le grizzly et l’aurore boréale, Mathieu traque les glaciers. Avant d’en discuter avec lui, j’avoue que je n’avais jamais réfléchi à l’état de mes connaissances sur le sujet et que j’aurais eu beaucoup de difficultés à les différencier des autres sommets enneigés ou d’en énumérer les caractéristiques. Mathieu quant à lui, semble très convaincu de son savoir, même s’il arrive difficilement à étayer ses explications sur le phénomène en question.

Aujourd’hui, nous avons eu la chance d’approfondir le sujet et de nous approcher très près d’un vrai glacier. L’expérience fut inusité et le décor surréel. Le Worthington Glacier, situé tout près de Valdez:

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Avant de se diriger vers le glacier, nous avons passé un petit moment au centre d’accueil du Wrangell St.Elias National Park, afin de permettre à Philippe d’obtenir une autre badge de junior ranger. Ce parc, aussi nommé the mountain kingdom of North America constitue le point de convergence des chaines de montagnes Chugach, Wrangell et St.Elias. Il est le plus grand parc national et regroupe la plus grande concentration de glaciers et de sommets au dessus de 16 000 pieds. Le mont St.Elias, avec ses 18 000 pieds, est le deuxième plus haut sommet des États-Unis. Le mont Wrangell est quant à lui un volcan encore fumant.

Nous regardons un très beau film nous présentant les attraits du parc et qui en souligne l’importance pour se renseigner sur la période glacière et assistons à un ranger talk sur les loups. Notre visite se limitera au centre des visiteurs, car le parc est très sauvage, peu développé et difficile d’accès, encore plus à cette période de l’année, où les accès et les services sont fermés.

Nous reprenons la route en direction de Valdez et traversons la Thompson Pass. A cet endroit, les accumulations de neige sont en moyenne de 50 pieds par année! La route est donc fermée par moment. De grands indicateurs de métal longent la route pour la baliser et en mesurer les accumulations. Nous passons également dans le Keystone Canyon avant de rejoindre Valdez en fin de journée. Il pleut et la ville est difficilement perceptible à travers la brume. Nous dormons ce soir là dans un fond de rang, juste devant un lac formé par la fonte des glaciers. Des blocs de glace bleutés flottent à la surface.

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2 commentaires pour Denali Highway

  1. Den dit :

    Que de belles découvertes! Des paysages à couper le souffle! Toutes ces magnifiques photos et les détails qui les accompagnent nous font apprécier avec vous, la grandeur de la nature.Merci de partager ce chemin de vie….

    Den

  2. Salut la petite famille,ont vous suis depuis le début de votre aventure .Je trouve ca merveilleux de pouvoir partager ce voyage avec vous . Bonne chance a plus… SERGE ET CAROLE XXXX

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