Baja Sur

A Mulegé, une petite ville rurale érigée sur le site d’une ancienne mission Jésuite, nous nous dirigeons vers la buanderie. Alors que nous cherchons le stationnement de cette lavamática nous nous retrouvons, sans trop le vouloir, au bout d’une rue très étroite. Deux choix s’offrent alors à nous: reculer, avec moi à l’arrière à titre d’agente de circulation ou poursuivre notre route sur un petit chemin de terre à flanc de montagnes, beaucoup trop étroit pour notre véhicule, afin de voir si ça finit par redescendre vers la ville un peu plus loin. Le conducteur en chef opte pour la deuxième option. Nous nous retrouvons finalement devant le Museo de Mulegé. Par chance, une route fait le tour du musée, ce qui nous permet de nous retourner sans trop de honte. Puisque nous y sommes, nous descendons et avons droit à une visite privée en espagnol des installations. Le tour est vite fait…Cette ancienne prison construite en 1907, actuellement en cours de restauration suite à l’ouragan Jimena survenu en 2009, était surnommée la “prison sans portes” puisque les détenus pouvaient aller travailler dans le village le jour, à condition de revenir le soir lorsque le clairon se faisait entendre. A part quelques artéfacts des peuples préhistoriques de cette région, les salles d’exposition et les cellules sont vides.

Pour redescendre, nous empruntons le même petit chemin de terre. Cette expérience, qui s’est bien terminée, nous a donné notre première leçon de conduite dans les petites villes mexicaines. S’en ternir à la route principale et autour de la plaza n’est pas une mauvaise idée.

IMGP7816IMGP7820IMGP7819

Quelques kilomètres au Sud de Mulegé se retrouve la très belle Bahía Concepcíon, avec ses nombreuses plages. Cette baie relativement peu développée, protégée sur trois côté et parsemée d’ilots offre des eaux calmes et propices à la baignade lorsque la température le permet. Les possibilités de camping sur les abords de cette grande baie sont multiples et très invitantes.

Notre premier arrêt à Playa La Escondida nous comble de bonheur. La plage est petite et isolée. Elle est occupée par quelques véhicules mais nous avons assez d’espace pour nous sentir à notre aise. La mer est limpide, les dauphins sautillent au loin le matin et en fin de journée, le temps se réchauffe mais l’eau est encore bien froide. Des vendeurs itinérants se promenant de plage en plage viennent nous proposer de l’eau, des vêtements, des hamacs, des bijoux, des couvertures, du poisson, des empanadas, des tamales, des chiles rellenos, des fruits et des légumes. Tout cela est très alléchant.

Un soir, quelques campeurs vétérans d’une plage voisine effectuent une parade de Noël à bord de leurs kayaks. Leurs embarcations illuminées défilent devant les différentes plages. Nos compagnons Américains allument un feu et entament un chant festif pour l’occasion. Christophe complète cette petite célébration improvisée avec quelques pièces de guitare. IMGP7855IMGP7827IMGP7872IMGP7910IMGP7860IMGP7934

La Playa Requesón n’est que quelques kilomètres plus au sud mais propose un autre décor. Une bande de sable rejoint à marée basse une île en face de la plage et donne à l’endroit une allure très pittoresque. Avec ce décor qui nous rappelle de plus en plus celui du sud, nous prenons lentement un rythme de vacances. Toutefois, au lieu de palmiers, ce sont les cactus qui nous entourent. La première journée, un voisin nous offre son embarcation et les enfants sont bien heureux d’aller se promener sur l’eau. Le vent qui sévit aura par contre vite fait de fatiguer le papa pagayeur.

Fidèle à lui-même, Philippe n’en finit plus de faire des découvertes et de nous faire observer différents phénomènes propres à chaque endroit visité (http://phillobservateur.wordpress.com/). Il déniche même une petite pieuvre rouge cachée dans un coquillage. Nous l’observons alors qu’elle se cramponne avec ses ventouses sur les bords de notre bocal. Lorsque nous la transférons de milieu, elle s’affole et lance de l’encre. Nous la remettons à la mer après quelques instants, de peur de trop la stresser par nos manipulations. En observant et questionnant une dame mexicaine qui s’adonne à cette tâche afin de nourrir sa famille, nous apprenons comment trouver des palourdes et des concombres de mer enfouis dans la sable. Ce nouvel apprentissage me fascine autant que les enfants et j’espère éventuellement être en mesure de faire une récolte suffisante pour cuisiner une bonne chaudrée de palourdes.

IMGP7974IMGP7939IMGP7942IMGP7945IMGP7960IMGP7968

Nous adorons les tortillas fraiches que nous goutons ici. Rien à voir avec celles que l’on retrouvaient chez-nous. Il est possible de les acheter soit déjà prêtes à manger soit à faire cuire. Avec ma poêle de fonte, je réussis à les faire gonfler comme il se doit et elles sont délicieuses. La vapeur fait gonfler la tortilla et permet d’en cuire l’intérieur. Ici, dans le nord du Mexique et de la Baja, nous retrouvons surtout les tortillas de harina. Leur goût se rapproche davantage de celui du pain que celles faite avec la farine de maïs. Les tortillas de harina contiennent du lard ou de l’huile, contrairement à celles à base de maïs qui sont faites avec de l’eau seulement. Aujourd’hui je me suis procurée de la farine mais je ne sais pas si j’aurai la patience d’en faire moi-même. Des instruments de cuisine particuliers et une attention au détails seraient requis afin d’obtenir le gout authentique… Pour le moment, celles que nous trouvons au marché nous conviennent parfaitement. Depuis que nous sommes au Mexique, les tortillas remplacent le pain dans notre alimentation, que ce soit au déjeuner, au diner, en collation ou au souper. Fourrées à la guacamole, aux œufs, style b-l-t, aux pommes de terres, au poulet, au poisson, aux zucchinis et même aux macaronis, nous les déclinons de toutes les façons.

IMGP7983IMGP7984IMGP7985IMGP7988IMGP7987IMGP7986

Publicités
Cet article a été publié dans Mexique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Baja Sur

  1. Den dit :

    Pascale, j’aimerais bien goûter à tes tortillas; elles sont appétissantes.
    Christophe, tes notes sur la plage me rappellent notre après-midi, à Fort Lauderdale, où tu avais fait jouer ton instrument et attiré l’attention des marcheurs sur la plage….
    Philippe, tu nous amènes de découvertes en découvertes par tes observations marines.

  2. Natasha dit :

    Merci de partager tout cela avec nous,c’est un réel plaisir de vous lire et de voir vos belle photos! Miam les tortillas semblent tellement bonnes.
    Natasha et cie!

  3. Alexa Frost dit :

    J’ai commencé à lire votre livre de baroudeurs…et j’adore vous suivre.
    Les parents sont des débrouillards et les enfants ont beaucoup d’imagination.
    Je vous souhaite une belle et bonne année 2012.. et de la chance et de belles rencontres autant avec la nature , qu’avec la faune , et ainsi bien sûr avec d’autres voyageurs

  4. Alexa dit :

    Je m’excuse ..j’avais pas terminé…
    Vous ferez aussi de belles rencontres avec les gens des pays et villes et petits villages où vous passerez….Que la chance vous accompagne…et gardez votre capacité d’émerveillement.
    Je suis la deuxième voisine …au 5 goguet… l’amie de Lyne ….celle qui a participé à la vente de garage….on a votre mirco-ondes !! 😉
    alors je vous écrirai de temps à autre…
    j’aime beaucoup vous lire…
    Alexa

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s