Des hauts et des bas à Guadalajara

Au programme pour les prochains jours, la visite de Guadalajara! Guadalajara est la deuxième ville en importance du Mexique. Elle est également considérée comme la plus “Mexicaine” des grandes villes du pays. Le grand Guadalajara est immense et continue de s’étendre de tous côtés, avec une population de plus de 4 millions d’habitants.

Chaque excursion qui nous amène près des grands centres avec le véhicule fait monter le stress d’un cran ou deux chez le conducteur. Avec raison, car nous n’avons que peu d’outils pour nous guider dans ces cas. Nos cartes routières et le GPS sont souvent déficients en matière de précision. Sur la route elle même, il y a peu ou pas d’indications et tout se passe très vite. De plus, les règles de conduite sont tacites, comme par exemple, la nécessité d’emprunter les laterales, boulevards parallèles aux rues principales dans les grandes villes, pour les camions et véhicules à roues double. A cela, il faut mentionner qu’en raison de notre véhicule qui se démarque de par son apparence et sa plaque étrangère, nous devenons une proie facile pour les policiers en quête d’un revenu additionnel pour arrondir leur fin de mois.

Au départ de Villa Corona, notre itinéraire est fin prêt pour affronter cette grande ville mexicaine. Nous visualisons bien le trajet prévu, qui nous amènera à contourner la ville via le periférico afin de rejoindre notre hôtel en banlieue est. Aux abords de Guadalajara, en dépit de toutes ces précautions, nous manquons la sortie pour éviter la ville via le periférico. Nous devons donc nous plonger à contre-coeur dans les rues bondées de la ville. Heureusement, tout se passe bien et nous arrivons enfin au stationnement de l’hôtel qui offre un grand espace couvert. Après avoir traversé la ville et réalisé la distance (et le temps de route) qui nous sépare de Guadalajara, je suis déçue de l’emplacement de l’hôtel. Toutefois, ceci n’est qu’un petit nuage car Tonalá s’avère une ville active et fascinante. Le fait d’y séjourner pendant quelques jours nous permettra d’en apprécier tout le quotidien.

Tonalá

Tonalá est une ville d’artisans, de commerçants et d’acheteurs. On y fabrique des articles de décoration partout dans la ville, particulièrement en céramique, mais aussi des objets en verre soufflé, des meubles et des peintures. Auparavant, il s’agissait d’un village autonome mais en raison de la croissance de Guadalajara Tonalá fait maintenant partie de sa banlieue.

La ville n’est pas nécessairement belle et elle est très bruyante. L’activité y est constante. Par contre, le fait qu’on la sente si habitée fait en sorte qu’elle devient très attachante et intéressante à regarder vivre. Derrière les portes closes ou au fond des boutiques, on retrouve les ateliers de fabrication de ces entreprises familiales.

Marcher dans ses rues s’avère difficile car il y tant à voir tout autour!  Non seulement faut-il demeurer attentif aux trous sur les trottoirs et aux voitures mais aussi à toutes ces boutiques qui attirent notre regard.

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Encore une fois, notre petit séjour au même endroit nous permet de prendre quelques repères et d’apprécier nos alentours. Nous succombons à quelques douceurs si facilement accessibles, faites sur place, et offertes à des prix dérisoires: un petit poulet asado, un gâteau aux fraises, des croustilles maisons, encore chaudes et assaisonnées au chili. Un coco. Encore des croustilles maison.

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Les jeudi et dimanche, c’est jour de marché. En plus des produits offerts sur une base quotidienne, d’autres viennent s’y ajouter. Les rues deviennent encore plus congestionnées par tous ces kiosques qui envahissent les aires de circulation. A notre hôtel, une zone est exclusivement réservée aux achats des clients, qui viennent régulièrement s’approvisionner directement auprès des artisans.

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Guadalajara

Nous nous rendons en autobus jusqu’au centro historico de Guadalajara. A notre arrivée, tôt en matinée la ville est tranquille. La température est fraiche et nos vêtements ne semblent pas de circonstances (l’ont-ils déjà été?) lorsqu’on regarde la tenue des citadins mexicains, dont certains portent gants et manteaux.

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Nous déjeunons au Mercado Libertad. Il y a tant d’offres que le choix est difficile. De plus, nos opinions divergent à l’intérieur de la famille quant au déjeuner idéal…

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Trois étages. Des étalages à perte de vue, des couloirs étroits, presqu’un labyrinthe. C’est carrément étourdissant. Il y a de tout: jeux vidéos, vêtements, accessoires électroniques, films, montres, nourriture, souliers, bijoux, artisanat, bonbons, produits de santé, herbes, viandes…

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Nous ne sommes pas des magasineurs, des acheteurs (à part peut-être Christophe qui aime bien trainer devant les étalages de jeux vidéos). Il y a trop de marchandises, de vendeurs, de bruits. L’air est vicié. Nous sommes dépassés et fuyons cet envahissement matériel.

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J’anticipais avec hâte depuis plusieurs jours déjà cette visite à Guadalajara. J’ai mis du temps à planifier, rechercher la meilleure manière de visiter cette ville. Alors que nous y sommes, j’ai l’impression que je suis la seule à vouloir en faire la découverte. Les enfants se chamaillent entre eux, rouspètent lorsque nous leur demandons de se comporter de manière discrète (par exemple: éviter la danse égyptienne sur la place principale ou cesser les cascades aux abords des fontaines). Mathieu, malheureusement, à mal à la tête. Je suis très déçue de la situation. A un point tel que je me demande s’il ne serait pas mieux de retourner à l’hôtel…Malgré cette ambiance merdique, nous continuons notre visite, chacun marchant sur des œufs et faisant mine d’y mettre du sien.

En après-midi, la ville se réchauffe et la foule envahit les rues.

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A un moment donné, alors que nous sommes sur le point de reprendre notre exploration après une petite pause, Christophe tente de lancer sa gorgée d’eau sur Philippe. Le ton monte chez Mathieu, en pleine rue. Une dame, assise à côté de nous, observant la scène, insiste pour nous offrir un sandwich. Je me plais à penser que cette dame, sentant la tension dans la famille, a sagement su comment faire diversion…

Juste avant de repartir en taxi vers Tonalá (à la demande insistante de Philippe qui affirme n’avoir jamais pris de taxi de sa vie), nous prenons un jus pressé dans le but de ré-énergiser notre corps et notre esprit après cette dure journée. Pas de surprise, les enfants n’aiment pas leur jus et Mathieu ne peut refuser d’acheter la marchandise de son voisin de table, qui le sollicite pendant cette pause. Il achète deux films que nous avons déjà vu. Voilà notre journée à Guadalajara se termine enfin. Nous sommes épuisés par cette visite et je rentre à l’hôtel avec l’impression de n’avoir presque rien vu.

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Tlaquepaque

Une autre banlieue de Guadalajara, Tlaquepaque est quant à elle beaucoup plus distinguée que sa voisine Tonalá. Près de son centre agréable, des boutiques d’artisanat et d’art se succèdent. Ce qui est fabriqué à Tonalá est vendu ici, dans un cadre plus soignée qui permet une plus grande mise en valeur.

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Après trois nuits à l’hôtel, il fait bon regagner notre petite cellule. Qu’on le veuille ou non, l’Anguille, c’est chez-nous et on y dort bien. Mieux qu’à l’hôtel! C’est donc avec joie que nous reprenons la route pour d’autres aventures.

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3 commentaires pour Des hauts et des bas à Guadalajara

  1. Agathe dit :

    Bonjour
    Des hauts et des bas… dans une pareille aventure, c’est incontournable Ça y met du piquant, profitez de tout.

  2. Den dit :

    Hola!
    Comme j’ai hâte de vivre avec vous quatre, tous les aléas, de la vie mexicaine.
    J’ai bien savouré tous tes commentaires chère Pascale !

  3. frangine Lyne dit :

    Moi je ne pourrai pas savourer avec vous tous les aléas de la vie mexicaine, comme dit Denise, mais j’ai bien ri en lisant tes commentaires sur les petits travers de chacun.
    J’ai dû chercher dans le dictionnaire 2 termes du menu du mercado que je ne connaissais pas: « carne birria¨ et « chivo ».
    En passant, j’ai acheté 2 petites tortues peintes à Patzcuaro. Je garde de beaux souvenirs de la ville de Morelia.

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