Quatro afortunados en Guatemala

La dernière fois, nous quittions Lanquín pour rejoindre La Antigua. Nos sentiments envers le Guatemala étaient encore un peu confus. Deux semaines plus tard, nos impressions se confirment; le Guatemala ne sera probablement pas globalement notre pays “favori”. Par contre, il nous aura permis de vivre des moments heureux et précieux. A tous les jours nous avons la possibilité de réaliser la chance nous avons d’être au Guatemala avec nos enfants et de pouvoir profiter de ses avantages sans y expérimenter les difficultés que la plupart de ses habitants rencontrent sur une base quotidienne.

Lorsque nous traversons la capitale, Guatemala City, en fin d’après-midi, cela se passe bien. Puisque la banlieue a rejoint la ville, la voie de contournement n’en est plus vraiment une. Nous suivons le flot de la circulation, dont les nombreux autobus colorés typiques du Guatemala, les “chicken bus” qui nous crachent leur nuage de fumée sans remord. La route est bordée de commerces et les chaînes de restos américaines défilent les unes après les autres.

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La Antigua signifie la vieille ville de Guatemala et cela est exact puisqu’Antigua est l’ancienne capitale. Détruite par un tremblement de terre en 1773, la capitale fut reconstruite à l’emplacement actuel de Guatemala city. Alors que la majorité des habitants migrèrent vers la nouvelle capitale, certains décidèrent de poursuivre leur vie parmi les ruines, les fermes de café, les collines verdoyantes et les volcans de La Antigua. L’architecture coloniale de la ville fut conservée, de même que les églises et couvents. On dit que les habitants étaient tellement pauvres qu’ils survécurent en ne mangeant que des avocats. Ils furent donc surnommés les Panzas Verdes. Aujourd’hui, lorsqu’on déambule dans les rues de cette ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, nous pouvons profiter de sa belle ambiance touristique, internationale, estudiantine, artistique, colorée et vivante.

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A El Hato, un tout petit village surplombant la ville de La Antigua, nous nous mettons presque dans le pétrin. Intrigués par un petit domaine tenu par un couple canado-américain incluant une auberge et une ferme d’avocats, nous prenons quelques informations à partir de La Antigua avant de nous y rendre afin de nous renseigner sur l’état de la route et de la faisabilité de notre projet avec le campeur. Après considération, nous décidons de tenter notre chance. La première partie du parcours de 8 km se déroule sans encombre. La route est large et pavée. La situation se corse lorsque nous atteignons le petit village d’El Hato. Le Earthlodge est localisé à l’opposé de l’entrée du village et nous devons longer la montagne pour nous y rendre.

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Cette route de terre, qui comprend plusieurs affaissements camouflés par des tas de terre est de la même largeur que notre véhicule, sans plus. Une fois engagés, nous comprenons qu’il n’y a pas de retour possible, à moins de faire marche arrière. Cette situation est inquiétante puisque nous ne savons pas ce qui nous attend. Au passage, nous écorchons un peu le côté du camion et du campeur sur une clôture de broche et brisons un enjoliveur de roue, mais en bout de ligne, il y aura plus de peur que de mal. Nous rencontrons toutefois un autre petit problème lorsque nous atteignons le bout du chemin: nous ne sommes pas en mesure de nous retourner ou de nous stationner. D’un côté, il y a un pont, dont la base est ornée d’un effondrement important et il ne faut pas s’en approcher. De l’autre, il y a une montée et l’espace est occupée par une camionnette. Nous nous sentons un peu mal pris. Bien qu’il n’y ait vraiment pas foule sur cette route, nous bloquons l’espace disponible et l’allée qui rejoint le petit stationnement dédié à l’auberge. (L’auberge est uniquement accessible à pieds, après avoir marché une quinzaine de minutes).

Mais nous sommes nés sous une bonne étoile. Peu de temps après cette période d’interrogation, le chauffeur de l’auberge arrive sur les lieux avec des invités et effectue quelques appels afin d’identifier le propriétaire du véhicule. Le dit propriétaire viendra éventuellement déplacer son véhicule et nous pourrons repositionner l’anguille d’une manière acceptable pour la nuit. Elle n’ira pas plus loin ce jour là, même si nous devons dormir un peu cantés. En fin de compte, il ne s’agira que d’une petite anecdote! après tout, nous ne dormons qu’une nuit à cet endroit, alors que des familles y passent leur existence, dans des petites maisons accrochées à flanc de montagne. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de La Antigua mais la vie est totalement différente ici.

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Après cet petit émoi causé par la réalisation de notre drôle de posture, nous relaxons dans ce décor enchanteur, parmi les autres invités du EarthLodge. L’endroit est magnifique. Le soir nous profitons de l’excellente cuisine végétarienne préparée sur les lieux. Philippe s’en donne à cœur joie avec nombreux jeux de société disponibles. La nuit, lorsque le ciel est dégagé, il est parfois possible d’apercevoir au loin l’activité de l’un des volcans qui encerclent la ville de La Antigua.

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La construction du Earthlodge, débutée il y a une dizaine d’années est un projet en développement. Des projets d’agrandissement sont en cours et la famille collabore à d’autres projets communautaires conjointement à d’autres organismes. En plus de la récolte d’avocats qui a lieu deux fois l’an, le Earthlodge accueille des voyageurs, des étudiants et des bénévoles qui souhaitent s’impliquer à l’école du village d’El Hato pour enseigner l’anglais aux enfants afin de leur offrir plus de possibilités. Nous avons été touché par les enfants que nous avons croisés sur notre route durant notre séjour dans ce village. Plusieurs d’entre eux ont osé nous aborder en anglais pour nous demander notre nom ou nous offrir les politesses d’usage. Encore plus touchant fut de voir la fierté dans le visage de parents qui ont été témoins des habiletés de leurs enfants auprès d’étrangers.

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Le retour se passe beaucoup mieux que l’aller puisque nous savons que le passage est possible. Avant d’arriver à Panajachel, on doit faire un petit détour mais il n’y a pas d’inquiétudes cette fois-ci, même si la route est très étroite. Nous suivons un chicken bus, et nous savons que s’il réussit à se faufiler dans ces petites rues, nous aussi nous le pouvons. Par contre, il va tellement vite qu’il réussit à nous semer en peu de temps. Les chauffeurs d’autobus sont ici de vrais casse-cous. Ils effectuent des manœuvres et des dépassements carrément dangereux. Que ce soit dans une courbe, une montée ou une descente, il n’y a pas de limite de vitesse pour ceux qui se fient à la grâce de Dieu.

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A partir de Sololá, la route escarpée qui descend vers Panajachel nous permet déjà d’apercevoir des parcelles du lac Atitlán qui est en forme de croissant de lune, entouré de trois volcans.

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Nous osons prétendre que la chance nous sourit encore lorsque nous constatons que dans l’heure qui suit notre passage sur cette même route, une grosse roche s’est détachée du roc et obstrue la chaussée.

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Nous voici donc au Lago de Atitlán, dont la seule évocation fait rêver! Souvent décrit comme un de plus beaux lacs du monde, un lieu convoité par les voyageurs de tout acabit, le lac Atitlan est entouré de plusieurs villages qui possèdent leurs charmes et caractéristiques distincts. Et nous y sommes! Même si au premier coup d’œil je ne suis pas bouche bée devant le panorama, je le suis pourtant énormément devant la signification de notre présence ici. Bien que le fait d’être ici est loin d’être un exploit et que le Guatemala n’est pas bien loin de chez-nous, nous avons tout de même pris le risque de laisser tomber une vie confortable pour vivre notre rêve et nous le vivons quotidiennement depuis 10 mois. Merci la vie!

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Nous passons 5 jours sur le bord du lac et nous avons la chance d’observer à loisir le spectacle mouvant que nous offre le lac Atitlán. Des nuages vont et viennent continuellement et ceci influence à toutes heures du jour la visibilité, la clarté et la couleur du lac et des volcans. Finalement, c’est vrai que ces lieux sont magiques.

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Malheureusement, le lac Atitlán a commencé à présenter des signes de détérioration dans les dernières années avec l’apparition d’algues bleues depuis 2009. L’ouragan Stan aurait détruit une usine de traitement d’eaux usées et celle-ci n’a pas été reconstruite. En plus des rejets sanitaires déversés dans le lac par tous les villages environnants, s’ajoutent les phosphates venant des engrais utilisés pour les cultures…

Une journée, nous prenons une petite embarcation afin de nous rendre dans un village situé de l’autre côté du lac. Puisque seulement certains villages sont reliés par des routes, la plupart des déplacements inter villages s’effectuent via le lac. Les embarcations sont finalement des taxis qui partent lorsqu’un minimum de passagers est à bord.

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Nous désirons nous rendre à San Pedro La Laguna afin de trouver une école d’espagnol pour la semaine suivante. Quelques mètres seulement après notre départ, le bateau tombe en panne. Nous sommes tellement près du quai que nous pouvons voir notre campeur qui est stationné tout près.

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Suite aux tentatives de réparation infructueuses de notre capitaine, un autre bateau vient offrir son aide. A ce moment-ci, il ne semble pas question que les passagers puissent prendre une autre embarcation afin de pouvoir effectuer la traversée. Un peu plus tard, une deuxième embarcation se pointe. Les trois capitaines travaillent à résoudre le problème mais sans succès. Finalement, les passagers ont l’autorisation de changer de bateau. Si on oublie l’attente initiale pour obtenir le bon nombre de passagers payants et ce petit délai imprévu, la traversée s’effectue en 45 minutes!

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A San Pedro, alors que nous cherchons l’emplacement d’une école particulière et que nous sommes un peu désorientés, un taxi nous aborde afin de savoir si nous avons besoin d’aide. Puisque nous cherchons depuis un petit moment déjà, nous acceptons qu’il nous conduise à bon port. En chemin, nous parlons de notre projet pour la semaine à venir et Andres, le chauffeur, nous indique à quel endroit nous pourrions nous stationner pour la semaine. Grâce à cette rencontre fortuite, l’épineuse question du stationnement de notre Anguille dans ce village pentu et désorganisé se règle en deux temps trois mouvements. Le choix de l’école se fait également rapidement puisque seulement l’une de celles visitées nous offre les dispositions qui nous conviennent.

De retour au camping de Panajachel nous faisons la connaissance de Simone et Olaf, deux allemands qui vivent et voyagent en camion depuis quelques années http://www.two-vagabonds.de/. Olaf a construit lui-même son camion et il est en très fier. Avec raison. Le couple, début quarantaine et parents de deux chiens, est très sympathique. En fait, nous sommes même un peu étonnés de leur gentillesse! Il s’agit du premier couple allemand avec qui nous avons eu la chance de converser. Nous avons croisé plusieurs voyageurs allemands auparavant mais il n’y a jamais eu d’intérêt réciproque à engager un échange lors des autres occasions.

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Le jeudi, nous nous rendons en autobus au célèbre marché artisanal de Chichicastenango. Le spectacle est visiblement touristique, mais les couleurs et les tranches de vie que nous pouvons y voir valent le déplacement.

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Dans un cadre comme celui-ci, les clichés potentiels sont nombreux. De plus les Guatémaltèques sont très beaux. Par contre, les Mayas n’apprécient généralement pas d’être photographiés. En conséquence, il est de mise de demander l’autorisation avant de prendre une photo. Malheureusement, je ne respecte pas toujours cette règle… J’essaie d’être discrète et d’agir rapidement mais cela ne fonctionne pas toujours. Résultat: je me sens coupable et je me promets d’être plus respectueuse à l’avenir…

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A Panajachel, en plus de profiter du panorama, nous effectuons quelques escapades en ville. Panajachel est depuis toujours, le village le plus populaire du lac. Il fait partie de la fameuse “Gringo trail “, empruntée par les backpackers dans les années soixante qui se rendaient en Amérique du Sud. Panajachel est aujourd’hui le domicile de nombreux étrangers qui s’y sont établis depuis ce temps.

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San Pedro La Laguna est établi au pied du Volcan San Pedro. La route qui mène à ce village est absolument exécrable. La chaussée est trouée de partout et la première partie de la descente est extrêmement pénible. A partir de San Pablo, le défi est différent; des courbes en épingle se suivent sans relâche. Lorsque nous étions passé la semaine précédente, le chauffeur de taxi nous avait renseigné sur le temps de voyagement à partir de Panajachel mais nous ne nous doutions pas que nous aurions autant de sueurs à la descendre cette côte. Un seul véhicule peut passer dans les tournants. Il faut donc klaxonner et on se croise les doigts…mais pas le conducteur, car la technique de conduite est importante. La courbe doit être anticipée de l’extérieur sous peine de voir l’avant de son véhicule surplomber la falaise ou, comme cela nous arrive, de faire tomber une roue arrière dans le trou qui se creuse à l’intérieur du virage!

En effectuant un virage trop serré, l’une des pattes (jack) arrière de notre campeur s’arrache lorsqu’une des roues touche le fond d’un trou. Mathieu s’arrête du mieux qu’il peut sur le bord de la route, coupe le fil électrique qui tient encore et nous poursuivons la descente avec prudence. Finalement, les dégâts sont minimes puisque les vis se sont arrachées complètement et que le fibre de verre du campeur n’a pas craqué. Ouf! Heureusement que nous avons un peu de temps pour nous remettre de cette descente avant de penser à la remontée.

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Un peu avant le village de San Juan, nous sommes interceptés par la police. Par mesure de sécurité, elle veut nous escorter jusqu’au village de San Pedro la Laguna, dont la police locale prendra la relève pour la dernière section du trajet.

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Notre emplacement de camping pour la semaine à San Pedro. Du grand luxe! En plus d’avoir vue une sur le lac nous avons accès à une douche et une toilette. De plus, nous avons un abri extérieur avec table, chaises et hamac!

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Philippe se trouve rapidement un compagnon de jeu: Chema junior, le petit-fils du proprio des lieux. Il déchante toutefois rapidement car ce petit bonhomme de 5 ans préfère explorer les alentours et est bien intéressé par la console de jeux vidéos que nous avons dans le campeur…

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Nous débutons nos cours d’espagnol le lundi matin. Ayant participé au processus de sélection de l’école avec nous la semaine dernière, les enfants ont cette fois-ci le goût de prendre des leçons eux aussi.  Un peu avant 8 heures, nous nous rendons à notre école d’espagnol située à une dizaine de minutes de marche. A San Pedro, plusieurs petits corridors permettent aux piétons, vélos, motos et tuk-tuks de circuler.

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Nos avons chacun un professeur différent et le jumelage s’avère très adéquat. Philippe, qui avait quelques inquiétudes le premier matin, est probablement celui d’entre-nous qui s’est amusé le plus durant la semaine avec sa belle Maribel.

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Nous pouvions l’entendre rire, chanter, jouer et discuter avec Maribel sans gêne et réticence. Dès les premiers instants il s’est senti en confiance et a pu être lui-même.

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Le maestro de Christophe était avant tout un artiste et un passionné de la culture maya. Ensemble, ils ont créé des dessins tout en discutant de manière informelle. Christophe a pris le tout très au sérieux et le soir, il tenait à reproduire ce qu’il avait appris durant la journée.

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Quant à Mathieu et moi, nous avons travaillé fort avec nos professeurs respectifs. Tous les deux, nous avons été confrontés aux caprices de notre cervelle de 38 ans qui refuse de mémoriser instantanément de nouvelles connaissances.

Juan-Marcos, avec son style direct et viril convenait très bien à Mathieu qui aime lorsque les informations sont claires et transmises efficacement. De mon côté, j’ai adoré le professionnalisme et la patience de Norman qui enseigne de manière délicate et conventionnelle.

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Après nos cours, nous nous sommes permis quelques sorties dans les différents restaurants de San Pedro. Un midi, nous dînons à l’hôtel Mikaso appartenant à une famille du Québec. Au menu: poutines, club sandwichs et autres mets apprêtés à la québécoise. Nous sommes servis en français et cela nous fait tout drôle.

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La terrasse de l’hôtel offre une vue intéressante des environs.

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La vie à San Pedro est agréable. Comme partout, une communauté d’étrangers a développé des services pour les touristes tels restaurants, cafés, boutiques. Il y aussi les habitants locaux qui nous donnent un exemple de ce qu’est la vie Guatémaltèque. Chema, le propriétaire de notre stationnement possède un processo de café. En discutant avec ses fils et lui, nous en apprenons un peu plus sur la vie à San Pedro et sur l’importance du café pour l’économie du village et du pays en général. Tout comme l’ont fait nos professeurs d’espagnol, ils nous partagent leur rêve d’aller travailler au Canada ou aux Etats-Unis. Pour eux, il est clair que la vie y serait plus facile et abondante qu’ici…Notre présence parmi eux est accueillie avec curiosité et politesse mais nous ressentons l’incompréhension qui se cache derrière nos échanges: comment vous est-il possible de voyager? et pendant une aussi longue période? Dans un tel contexte, la valeur des biens et les revenus familiaux des Canadiens ne peuvent tout simplement se comparer, s’expliquer ou se justifier.

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Alors que nous prenons la décision de prolonger d’une semaine notre séjour à San Pedro, nous apprenons que les rues du village seront fermées à la circulation à l’occasion d’une fête annuelle. Nous devons donc trouver un nouvel endroit pour camper, sinon nous devrons attendre trois semaines avant de pouvoir quitter le village.

A suivre!

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2 commentaires pour Quatro afortunados en Guatemala

  1. natachap dit :

    Super intéressant!!!!
    Curiosité…. la Poutine…. Est-ce que le goût
    Ressemblait a celle du Quebec??

    • Den dit :

      Pascale,
      Cette chronique pour vous suivre, nous permet, à nous tous, tes lecteurs assidus, d’apprécier les décors enchanteurs du Guatemala.
      J’apprécie ton sens de l’humour afin de relativiser tous les imprévus en cours de route. Que la bonne étoile continue à vous accompagner.!

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