Le Salvador nous sourit

Même avant notre départ nous avions hâte de visiter le Salvador. Ce pays est en général méconnu et le tourisme y est encore en développement. C’est avec une anticipation favorable que nous abordons ce nouveau pays qui nous réservera assurément beaucoup d’enchantement.

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Avec ses voisinages dangereux, son taux de criminalité effarant, son lourd passé lié à la guerre civile et la fréquence avec laquelle il est touché par des désastres naturels, le Salvador n’a pas toujours bonne presse auprès des voyageurs et incite à la prudence. Pourtant, statistiquement parlant, il est un des pays les plus sûr d’Amérique Centrale pour les étrangers. Depuis la fin des conflits la scène artistique et culturelle s’est développée et les Salvadoriens expatriés au moment de la guerre civile reviennent en grand nombre visiter leur pays d’origine. Certaines parties du pays possèdent d’ailleurs un circuit touristique bien rôdé qui s’adresse à cette clientèle.

En plus de paysages volcaniques dramatiques, le Salvador possède de très belles plages et des vagues qui jouissent depuis longtemps d’une excellente réputation auprès des surfeurs. Surnommé pulgarcito de America en raison de sa taille, le Salvador est le plus petit pays d’Amérique Centrale. Il est également le plus densément peuplé. La monnaie d’échange est le dollar américain et son réseau routier est reconnu pour sa qualité et son efficacité.

Contrairement à ce que nous imaginions, notre passage aux frontières Salvadoriennes se déroule comme un charme. Cette file de plus de 6 km de camions immobilisés n’est pas indicative du temps d’attente que nous aurons à affronter pour compléter les formalités de sortie du Guatemala…

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Lors de notre passage, les douaniers Salvadoriens sont en grève partout au pays. Heureusement pour nous, les touristes n’ont pas à faire les frais de ce conflit de travail. Au contraire, il n’y a pas beaucoup d’action aux frontières et les agents sont disponibles pour nous accueillir sur le champ, même que la majorité sont sympathiques et efficaces.

Durant les démarches, José, un tramitador, nous accompagne, même si sa présence n’est ni nécessaire ni réquisitionnée. Bien sûr, il démêle sans difficultés les étapes inhérentes à ce bordel organisé et sa présence ne nuit pas. Finalement, nous sommes tellement contents que tout se soit si bien passé que nous récompensons généreusement notre accompagnateur opportuniste et très courtois.

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Nous nous arrêtons dès le petit village de Cara Sucia afin de faire le plein de provisions. Ma première expérience dans un supermarché du Salvador est positive, car j’y trouve de tout! Tout de suite, nous savons que nous ne sommes plus au Guatemala. Les gens sont différents tout comme les vêtements et les produits offerts. Même la langue n’a plus cet accent chantant qui nous plaisait tant.

Par la suite, nous parcourons les 13 km qui nous séparent du Parque Nacional El Imposible, où nous établissons notre premier campement en terre salvadorienne.

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Nous réservons, tel que requis, un guide pour le lendemain. En attendant, les enfants se joignent tout naturellement aux garde-parcs pour visionner un match de soccer.

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Le parc tire son nom de sa topographie intense qui rendait jadis le passage extrêmement ardu pour les commerçants de café qui désiraient se rendre au port d’Acajutla. Plusieurs perdirent la vie en tentant de traverser un pont de fortune surplombant une gorge étroite. Déclaré parc national en 1989, le Parque Nacional El Imposible, abrite aujourd’hui une grande diversité de plantes, d’oiseaux, de mammifères et de reptiles. Des rivières, des cascades, des grottes, des pétroglyphes et des ruines non excavées agrémentent ce très beau parc qui est maintenant facilement accessible, avec ses trois accès distincts.

Avec notre guide Orlando, nous effectuons une randonnée qui nous conduit à la rivière Los Engaches. Notre guide est professionnel et les sentiers bien balisés. La diversité des espèces végétales est marquante et les teintes de cette forêt tropicale sèche nous rappellent un peu celles de nos forêts boréales.

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Cette randonnée de 4 heures est surtout exigeante au retour puisque nous devons remonter la montagne après une petite baignade improvisée très rafraichissante.

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La pluie qui nous accompagne sur le chemin du retour ne décourage personne. Orlando et les enfants ne démontrent pas de signe de fatigue mais on ne peut en dire autant de nous deux!

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Nous avons tous hâte de retrouver la plage, que nous n’avons pas fréquentée depuis un bon moment déjà. Nous effectuons donc une pause à la Playa El Metalio avant d’entreprendre la Ruta de las Flores. Les plages de ce village de pêcheurs sont d’une belle couleur argentée et sont populaires auprès des familles Salvadoriennes lors des week-end.

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De nombreux terrains vacants garnis de palmiers semblent tout disposés à accueillir les vacanciers comme l’indique les affiches incitant au stationnement. Lorsque nous empruntons cette allée, nous sommes vite repérés par Edwin qui nous incite à utiliser son terrain le temps de notre séjour. Il a déjà accueilli une famille de missionnaires canadiens il y a quelques temps et est vraiment content de nous inviter chez-lui.

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Les plages d’El Metalio sont larges, sans algues et sans coquillages. Christophe a donc le bonheur de renouer avec sa planche de skim.  Il faut chaud et humide et ne rien faire suffit à nous épuiser!

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A marée basse, ils sont plusieurs à pêcher à la main afin de récolter quelques fruits de la mer: crabes, petits poissons et bestioles style écrevisses. Au loin, nous pouvons apercevoir Puerto Acajutla, le port le plus important du Salvador, qui fut en 1524 le lieu de la bataille la plus féroce des Espagnols en Amérique Centrale.

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Nos papilles se délectent devant les bons repas de poissons que la femme d’Edwin nous prépare. De plus, nous ne pouvons refuser les plateaux de ceviches qui nous sont présentés directement aux portes de notre campeur par des cuisinières ambulantes.

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En conclusion, nos premières impressions du Salvador sont très favorables. Bien que distincte, l’atmosphère générale nous rappelle un peu la convivialité mexicaine. Sauf que nous nous sentons un peu loin du rythme lent et du vocabulaire choisi de nos professeurs d’espagnol…Les Guanacos (surnoms des habitants du Salvador) s’expriment et articulent d’une manière particulière et ceci nous désarçonne pour le moment. Alors que nous croyions maîtriser une certaine base dans cette langue, nous voici de nouveau à la case départ. Nous n’exagérons pas! Jusqu’à maintenant, nos échanges nous ont prouvé de manière amusante que nous n’étions pas compris par nos interlocuteurs et vice versa.

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Un commentaire pour Le Salvador nous sourit

  1. Frangine_Lyne dit :

    ¡Cuántas aventuras, cuàntos descubrimientos, cuánta felicidad!
    Que lo disfruten
    Un abrazo grande xxx

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