Road Trip Peruano

C’est un road trip haut en couleurs que nous venons de boucler dans les hauts plateaux andins, entre Huallanca et Cusco. Un parcours qui nous a séduit par son austérité et sa grandiosité. Un parcours encore peu fréquenté qui nous a offert un regard privilégié sur la vie au cœur des Andes Péruviennes.

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Après le passage dans la spectaculaire Cordillera Blanca, la route la plus populaire auprès des voyageurs est celle qui rejoint Lima et ensuite Ica et Nazca. Toutefois, appréciant plus que tout les paysages montagneux et les sourires chaleureux des Péruviens de la cordillère, nous choisissons plutôt de poursuivre notre chemin vers Cusco en sillonnant les routes des hauts plateaux andins. Ainsi, à chaque jour nous effectuons un petit segment de route qui varie en qualité et en altitude mais qui offre toujours de magnifiques paysages.

C’est le matin de notre réveil hâtif à Huallanca que nous abordons la première journée de ce road trip andin.

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Cette première section de route entre Huallanca et Huánuco est en très mauvais état: des zones en travaux, de grandes sections non pavées ou mal travaillées, des trous, des cailloux, beaucoup de circulation de camions et de taxis. La progression est lente et fatigante.

Quelque part entre Pachas et Marias, on fait faire un bout de chemin à une maman qui vient d’aller reconduire sa fille à l’école, située dans un village voisin et qui doit retourner chez elle pour amener les animaux aux champs. La dame est rieuse et anime notre cabine. Elle parle sans arrêt et nous raconte un peu de sa vie, qu’elle partage avec sa fille trisomique et sa maman.

Dans ces contrées isolées, il est de coutume de solliciter le transport à n’importe quel véhicule qui passe. Nous n’avons pas l’habitude de prendre des gens à bord, mais ici, cela nous semble bien naturel et ces brèves rencontres sont toujours enrichissantes.

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Lorsque nous passons dans le coin de San Cristobal de Jacas Chico, nous remarquons qu’en raison des caractéristiques du sol, les maisons fabriquées en briques de terre sont rouges au lieu d’être brunes.

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Lorsque nous rejoignons Huánuco, nous dormons tout simplement à côté de la station de police. Nous reprenons la route le lendemain matin sans visiter le centre-ville. Huanuco est une ville grouillante qui possède, grâce à son altitude idéale, un climat fort agréable. Plusieurs vestiges archéologiques se retrouvent dans les environs.

En route à travers des zones peu peuplées, où l’activité minière semble être au premier plan. C’est l’altiplano, ou plaine d’altitude. Le climat est glacial et grisonnant.

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Ensuite, nous atteignons la ville de Cerro de Pasco, à une altitude de 4 333 mètres (14 217 pieds). Cette ville minière, l’un des lieux de vie les plus hauts du monde et la plus haute ville du Pérou, s’étend autour d’un gouffre large de plusieurs kilomètres, où sont extrait cuivre, zinc et plomb. La mine continue de prendre de l’expansion, au détriment de la population qui est contrainte de se relocaliser. De plus, le niveau de pollution à Cerro de Pasco est très élevé et de graves problèmes de santé sont recensés.

Même si le trou est géant, nous mettons quelques temps avant de trouver le “mirador” de la mine. Avec gentillesse, on nous envoie dans toutes les directions.

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Finalement, nous voici aux abords de la mine, et c’est impressionnant de constater à quel point cette ville est laide.

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Un gardien accepte de nous faire passer de l’autre côté de la grille quelques instants, mais à ce moment, la pluie et la brume enlèvent toute visibilité. Il fait froid, quelques flocons de neige viennent même nous dire qu’il est déjà temps de partir de là…

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Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction du Santuario Bosque de Piedras de Huayllay. Sans le vouloir, nous empruntons une piste qui trace parallèlement à une nouvelle route asphaltée. Nous pouvons apercevoir la belle route, mais sommes incapables de la rejoindre. Par chance, nous avons du temps et les environs nous plaisent.

Troupeau d’alpagas et son berger.

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D’autres alpagas, dont un petit curieux.

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Le Santuario Bosque de Piedras de Huayllay est peu visité en raison de sa localisation éloignée et son altitude élevée. Pour nous, une belle occasion de renouer avec la solitude et la beauté des grands espaces.

Troupeau de lamas.

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Mon genou prend du mieux, ce qui nous permet de marcher plusieurs heures autour de cette forêt de pierres. L’endroit est magnifique.

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Les enfants s’en donnent à cœur joie et escaladent plusieurs de ces formations rocheuses, dont certaines possèdent une représentation particulière (alligator, tortue, alpaga…).

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Une petite pause est nécessaire car nous sommes en altitude.

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Après Huayllay, nous remontons un peu au nord avant de redescendre du côté est du Lago de Junin. Long de 30 km et large de 14 km, ce lac est le plus grand après le Titicaca. Malgré sa grande taille, il est très difficile de l’apercevoir, car entouré de marécages. Nous faisons le détour jusqu’au village de Huayre mais l’endroit est sauvage. Pas de sentier ni de lieu d’observation. Que du vent et le froid.

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Plaza de Huayre et son monumento a la maca.

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Le maca est un tubercule qui pousse dans les hauts plateaux des Andes. Au Pérou, il est consommé de plusieurs façons : cru, cuit ou séché et intégré dans plusieurs aliments préparés, tels biscuits, gâteaux, chips, et boissons. Chez-nous, le maca est vendu comme supplément alimentaire.

Pour tester quelques unes de ses vertus (effet sur la libido), Mathieu goûte une boisson maca-quinoa-pommes ainsi qu’une boissons chaude préparée à base de poudre de maca.

Sur le bord de la route, entre Huayre et Junin, les kiosques de produits à base de maca se succèdent.

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Le soir, nous nous arrêtons au petit village de San Pedro de Cajas, qui produit des tapisseries (tapices). Ce sont des tapis tissés qui représentent des scènes de la vie rurale.

Deux travailleurs miniers nous demandent un lift jusqu’au village. Ils profitent de ce temps pour nous informer des particularités de leur patelin. La dernière partie de la piste est très glissante sous la pluie, mais nous arrivons à bon port sans problème.

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Plusieurs boutiques d’artisanat entourent la plaza et c’est sous l’éclairage d’une lampe de poche que nous effectuons la visite d’une de ces boutiques. Un peu difficile pour faire son choix parmi les nombreux articles, mais somme toute suffisant pour se procurer une paire de bas en laine de mouton bien chaude.

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Vigognes dans les champs entourant San Pedro de Cajas.

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Puisque la route menant à Tarma est fermée pour cause de travaux, nous poursuivons notre chemin. Nous traversons la ville de La Oroya, capitale métallurgique du Pérou. De par ses couleurs lunaires, le paysage nous semble un peu irréel. C’est laid.

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C’est bien innocemment qu’on s’arrête à Santa Rosa de Ocopa. Désirant nous poser dans un lieu tranquille, nous optons pour ce petit village, un peu avant Huancayo, possédant un couvent Franciscains, ayant jadis accueillis des missionnaires venus évangéliser l’Amazonie.

Il est midi, et puisque les visites du couvent ne reprennent  qu’à 15 heures, nous prenons un très bon repas, dans un petit resto du village. De délicieuses truites, provenant de la pisciculture du village voisin, Ingenio, nous sont servies.

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Après le repas, nous retournons au campeur, stationné près du couvent. Un peu plus tard, nous remarquons un groupe de danseurs dans la rue. Croyant qu’il s’agit d’un spectacle pour une occasion spéciale, nous sortons prendre quelques photos.

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Nous sommes immédiatement repérés et deux dames de la troupe viennent nous proposer de nous joindre à eux. Étonnés, nous croyons d’abord qu’on veut nous enseigner la danse en cours. Nous hésitons un peu, car il faut dire que ni Mathieu ni moi avons de goût ou de talent pour la danse. Loin de là. Et à ma grande surprise, c’est Mathieu qui cède le premier.

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En moins de deux, nous sommes costumés.

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La musique reprend, et ça tourne. En effet, on enregistre une vidéo promotionnelle pour la fête de Santiago qui aura lieu en juillet. Sans autre préparation, on rejoint notre partenaire de danse.

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Nous imitons les autres danseurs comme nous le pouvons.

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La beauté de tout cela, c’est que tout le monde respecte notre style, réalisateur, danseurs et spectateurs compris. On rit avec nous.

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Cette danse consiste en des jeux de pieds, des claquements de talons des balancements du haut du corps et des tourniquets.

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C’est trop comique. Pendant près de 45 minutes, on fait des scènes, selon la demande du réalisateur.

En groupe

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À deux

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Avec un instrument de musique

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Et c’est pas facile de battre le rythme quand on a de la difficulté à repérer le son de son instrument

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Malgré tout, Mathieu vole la vedette avec son style gringo et sa grosse barbe.

On lui en redemande carrément.

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Finalement, tout le monde repart comme il est venu.

Pour nous quatre, moment inattendu, expérience amusante et inoubliable. C’est un peu ça la merveille du voyage. Si on ne la cherche pas, l’aventure sait nous trouver au bon moment.

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Après ce moment d’émotions, nous effectuons la visite du couvent, qui a décidemment perdu de son âme et de son cachet. La partie la plus impressionnante est la bibliothèque qui recèle plus de 25 000 ouvrages dont certains datent du 15e siècle.

Juste un peu avant le couvent, des champs d’artichauts.

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Le lendemain, nous poursuivons notre route dans la vallée du Río Mantaro et passons par de nombreux villages d’artisans. Nous atteignons Izcuchaca et son pont ancien.

A l’entrée du village, deux policiers nous indiquent de nous ranger sur le bas côté, après avoir photographié notre véhicule avec leurs téléphones cellulaire. Ils nous informent que nos phares ne sont pas allumés, comme la loi l’exige et que nous aurons une contravention. Puisque notre véhicule est doté de phares allumés en permanence, Mathieu ne peut s’empêcher de contester leurs dires. Constatant que la conversation est sans issue, je descends du véhicule et remarque que nos deux phares avant sont brulés… Oups! Après explications, les policiers finissent par nous laisser partir, non sans tenter de nous intimider avec un appel simulé à un supérieur et invoquer une amende en dollars américains.

Nous sommes surpris par la tournure de cette intervention policière puisque jusqu’à maintenant les policiers péruviens avaient toujours fait preuve de diligence et de professionnalisme à notre égard.

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Après une pause, on reprend la route vers Huancavelica.

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A Huancavelica, nous campons près des sources thermales qui ne sont pas chaudes du tout.

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Huancavelica fut fondée en 1571 par les Espagnols suite à la découverte de gisements de mercure. Une ancienne mine de mercure (Santa Barbara), en opération depuis la conquête espagnole jusqu’à la fin des années 70, se situe à quelques kilomètres de la ville.

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De Huancavelica, nous nous rendons à cet ancien complexe minier en taxi. Cette excursion vaut le détour pour la beauté du chemin qui conduit jusqu’à la mine. Dès le départ, nous devons ralentir les ardeurs de notre chauffeur qui se prend pour un coureur automobile. Sur le site, nous sommes à même d’observer les bâtiments en ruine de la mine, une église et son cimetière ainsi que les vestiges des quartiers résidentiels des travailleurs.

A l’époque, des caravanes de mules et de lamas transportaient le mercure dans des poches de cuir jusqu’à la côte péruvienne, d’où il était acheminé au Chili et ensuite en Bolivie, à Potosi dans les mines d’argent car le mercure était nécessaire à son extraction.

Lors de notre passage, des travaux étaient en cours en vue de la ré-ouverture de la mine. Les mines de mercure sont hautement toxiques et polluantes.

Au retour, nous passons par le marché qui présente une variété hallucinante de pommes de terre. Nous achetons de la viande d’alpaga hachée, qu’on promouvoit comme étant “sans cholestérol”. La dame au comptoir des viandes est très avenante et s’offre même pour nous faire faire un tour de ville. Elle me suggère de préparer la viande à la manière d’un burger, avec quelques assaisonnements.

On ne passe pas inaperçu au marché et les gens nous demandent comment nous ferons pour cuire les aliments que nous achetons ou quelles recettes nous planifions avec les avocats et la coriandre.

A côté des volailles, une vieille dame vend de l’alpaga séché. Une longue lanière de viande raide et salée. J’en achète et lui demande l’autorisation de la prendre en photo. Pour une raison que j’ignore, toutes les photos de la journée ont disparu de ma carte mémoire. Plus de traces de notre visite à la mine ou au marché. S’agit-il d’un mauvais sort de cette vieille femme ou du chauffeur de taxi qui aurait bien voulu nous soutirer un peu plus que le montant convenu au départ?

Ce n’est pas bien grave puisque nous garderons de très bons souvenirs de notre passage à Huancavelica, surtout grâce à la famille de William. En plus de nous renseigner, ils nous offrent un plat de ragoût d’alpaga, servi avec pommes de terre, carottes et riz, qui nous rappelle le gout du bouilli. De plus, au moment de notre départ, la famille nous remet un bricolage, une couverture de laine et une aiguille antique retrouvée près de leur maison.

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Cette famille qui veille sur nous lors de notre passage, nous enseigne que la générosité n’est pas proportionnelle à la richesse matérielle. Ces offrandes spontanées nous renseignent sur notre degré d’attachement matériel et sur le chemin qui nous reste à parcourir avant d’atteindre cette grâce.

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Entre Huancavelica et Ayacucho, nous traversons des paysages fantastiques et colorés.

Cette scène, nous la croisons sur une base quotidienne.

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Les alpagas abondent dans cette région qui se veut la capitale de l’alpaga, avec des centres de reproduction et de développement de la race.

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Au milieu de nulle part, de beaux chiens, qui méritent une petite jasette.

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A l’approche de la Laguna Choclococha

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Sur les tapis verdoyants ou entre les roches, des viscaches bondissent de manière très rapide.

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Ancien village de Choclococha

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Encore une excellente truite pour le repas du midi, un peu avant Rumicacha.

Juste avant, une dame d’un village voisin nous fait signe de la faire monter: elle apporte des oeufs et des pommes de terre au travailleurs du chantier. Quelques kilomètres partagés en silence et pour nous une image de plus gravée dans notre mémoire.

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Nous atteignons Ayacucho à la tombée du jour. Par chance, notre navigation pénible dans les rues étroites de la ville en quête d’un endroit pour passer la nuit se termine positivement. Guidés par les gens sur notre route, nous trouvons un lieu sécuritaire et pratique pour passer quelques jours dans cette ville charmante.

Ayacucho est surnommée la ville des églises, 33 au total. Elle est également reconnue pour ses artisans talentueux. Le climat est intéressant et la ville ne reçoit pas encore beaucoup de touristes étrangers. Nous passons quelques jours à explorer le marché, la plaza et à déambuler dans cette jolie ville à l’atmosphère détendue et agréable.

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Visite du Museo de la Memoria qui relate les horreurs survenues durant l’époque terroriste du Sendero Luminoso.

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Dans les années 80, Ayacucho s’est transformée en un lieu d’une extrême violence. Près de 70 000 personnes sont mortes au Pérou dans une guerre civile opposant les guérilleros de ce groupe révolutionnaire et l’armée.

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Des scènes atroces sont représentées avec les retablos, des coffrets de bois, typiques de la région d’Ayacucho.

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Le Barrio Santa Ana et une partie de soccer improvisée pour les enfants.

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On the road again… et une route toute neuve.

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A Ocros, nous sommes contraints de nous arrêter pas très longtemps après notre départ. La route est fermée jusqu’à 17:30. Nous y passerons l’après-midi et la nuit.

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Dimanche matin, c’est la Fête des Pères. On sonne les cloches et les hauts-parleurs résonnent sur la plaza.

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Andahuaylas et son beau parc pour enfant. Philippe découvre le jeu de la marelle.

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Les rues sont achalandées, le marché bat son plein. La ville n’a pas de charme particulier, à part peut-être d’être une ville très authentique.

Statue du duel taureau/condor, célébrée lors de la Fiesta de Yawar, à la fin juillet.

Lors de cette fête, des condors sont attachés sur le dos d’un taureau et la bataille qui s’en suit représenterait la confrontation symbolique entre les Incas et les Espagnols.

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Récolte de pommes de terre, en route vers Cusco.

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Dernier arrêt avant d’atteindre Cusco et la vallée Sacrée, le site inca de Saywite, avec son gros bloc de granit sculpté avec une série de figures complexes représentant des animaux et les trois régions géographiques principales du Pérou.

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On s’y arrête avant tout pour camper, plutôt que pour l’intérêt du site. Pourtant, nous avons droit à de beaux points de vue et un exemple cocasse de la gestion de ce site archéologique.

L’arrivée de notre véhicule est tout de suite remarquée et un habitant nous aborde pour prélever le coût d’admission. Je demande à voir les billets et ceci l’incite à patienter. Un peu plus tard, un autre homme rejoint notre groupe et nous avise de ne payer qu’à la personne en charge, qui semble t-il n’est pas là pour nous accueillir.

Puisque le soleil se couche, nous ne nous approchons que de la fameuse roche sans faire le tour du site. Alors que nous sommes rentrés, on cogne à la porte. Le premier homme rencontré est en compagnie du “responsable” du site qui se trouve dans un état d’ébriété avancé. Il collecte son dû et nous remet les billets.

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Et nous voilà tout près de Cusco. Les paysages sont encore magnifiques.

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Un groupe de rafting passe sous nos yeux. On peut entendre leurs cris joyeux.

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Nous voilà à destination. Nous sommes à Cusco.

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Nous avons été choyés par une route beaucoup plus facile qu’anticipée. Nous avons croisé peu de voitures. A l’exception des derniers kilomètres, toute cette portion de route était en travaux. Nous n’avions jamais vu de si longs chantiers routiers auparavant. Cette région du Pérou sera dorénavant beaucoup plus accessible et se transformera peu à peu. Nous avons eu de la chance de la découvrir avec autant de quiétude.

Au revoir et à bientôt!

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Un commentaire pour Road Trip Peruano

  1. Bernadette Oriet dit :

    Bonjour,

    très émouvant pour moi votre récit sur le Pérou du fait que j’ai vécu trois ans et demi à Huancavelica entre 1971 et 1974. Que de souvenirs mais aussi de changements.

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