Nicaragua-Honduras: Un peu de tout!

De plage en plage, nous traversons le Nicaragua du sud au nord. Il fait très chaud sur la côte Pacifique au mois de mai mais de belles rencontres nous rafraichissent l’esprit. Au Honduras nous varions les décors, passant par la forêt de pins, la montagne, la mer des caraïbes et des sites historiques. A l’aube de la saison des pluies, la scène touristique est à son plus bas et notre présence semble bienvenue.

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Notre parcours au Nicaragua et au Honduras (21 mai au 16 juin 2015):

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Notre première destination nicaraguayenne: San Juan del Sur. Cette station balnéaire souffre peut-être d’être trop américanisée et la proie d’un développement fulgurant mais elle jouit tout de même d’un emplacement magnifique.

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San Juan del Sur est la destination de la côte Pacifique du Nicaragua.

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L’ensemble de la montagne au bout de la baie a été vendu il n’y a pas si longtemps pour environ 40 000$. Une série de lotissements a ensuite été créée, se vendant 80 000$ l’unité. Aujourd’hui de nombreuses personnalités publiques possèdent une propriété dans le secteur.

La construction du canal inter-océanique débutée officiellement en décembre 2014 dans le grand lac Nicaragua contribuera certainement à poursuivre la transformation de cette partie du pays avec la venue de capitaux étrangers par milliers, principalement chinois.

Avant le coucher du soleil, un homme et son fils s’affairent à réaliser une toile. De jour comme de soir des vendeurs de rue proposent leurs marchandises sur la rue longeant la plage.

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Le petit supermarché Pali à l’entrée de San Juan del Sur. C’est probablement ici que viennent s’approvisionner les nombreux expatriés du village qui y tiennent restaurants et hôtels. Le cout des aliments a augmenté dans le village depuis les dernières années mais pas nécessairement les salaires des locaux. Dans l’ensemble des destinations visitées au Nicaragua au cours de notre passage les prix sont également affichés en dollars américains. Est-ce que le Nicaragua qui voit son développement touristique s’emballer réussira à garder l’équilibre entre les besoins de sa population et ceux des touristes?

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Au petit-déjeuner, Philippe déguste une mangue. A le regarder manger il est difficile de deviner quel âge il a. Il adore les mangues. De plus, il adore manger avec ses mains et pas seulement les fruits. Tout semble gouter meilleur lorsque c’est lui qui savoure un aliment. Devant tant de délectation les bonnes manières à table peuvent bien attendre. Et en ce domaine, il serait juste de dire que c’est toute la famille qui a du rattrapage à faire.

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Après un arrêt infructueux au centro écoturistico La Maquina au sud de Managua qui exige un prix exorbitant pour l’admission et le camping nous poursuivons par dépit vers le bord de la mer. Il fait très chaud et nous ne savons plus trop où aller. Face à l’océan, nous tournons au hasard vers la droite en direction de La Boquita. Le bout de la route a été aménagé en parador turistico où s’alignent une dizaine de restaurants semblables servant sensiblement le même menu. Des « vendeurs » qui se font tous plus souriants les uns que les autres accueillent les visiteurs afin des les guider vers le stationnement et surtout un restaurant. Il s’agit d’un lieu habituellement fréquenté par les familles Nicaraguayennes qui veulent profiter de la plage et manger du poisson.

Ce genre d’endroit n’est pas toujours agréable lorsque bondé mais puisque nous sommes quasi les seuls clients et blancs de surcroit, nous avons droit à un accueil particulier qui réussit à nous plaire. Causettes avec le gardien du stationnement et un employé de restaurant, petite balade dans les rues avoisinantes, observation de la livraison laborieuse de la marchandise sur des trottoirs de sable avec des charriots artisanaux, partie de soccer pour les enfants et présence inattendue d’un cirque ambulant agrémentent notre passage dans ce lieu paumé au delà de nos espérances.

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Dégustant une petite bouchée à partir de la terrasse de notre restaurant attitré nous avons un bon point de vue pour admirer les baigneurs. Comme cela est coutume en Amérique Centrale, les gens se baignent avec leurs vêtements de tous les jours et les hommes sont forts sur la bouteille même sous un soleil de plomb, comme cette famille venue passer deux jours ici, louant un espace pour accrocher des hamacs sous une paillote. Ils repartent comme ils sont venus; près d’une vingtaine debout dans la boite d’une petite camionnette, les sacs attachés de manière précaire sur le dessus de la cabine, non avant que les hommes aient fait de gros pipis autour du camion et que celui ayant trop bu soit installé sur une chaise pliante dans le milieu de la boite, la tête ballotant de chaque coté lorsque le véhicule se met en marche.

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En soirée, le cirque acrobatique des frères Reyes, une famille des environs de Pochomíl qui se déplace de villages en villages nous offre tout un spectacle. Nous avons droit à des numéros de clowns, de contorsionnistes, de danseuses et de chiens style Hollywood Superdogs.

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A notre entrée dans le chapiteau des dindes ont déjà choisi leurs sièges. On pensait à tort qu’elles faisaient partie du spectacle mais ces dindes voulaient seulement être juchées.

Assis sur les estrades frêles et étroites, il est difficile de garder ses sandales en équilibre et c’est pourtant vital car les récupérer est une entreprise risquée.

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Les enfants ont jugé les numéros de danse inadaptés pour un public majoritairement composé d’enfants. Philippe m’a dit s’être fermé les yeux. Malgré cela, cette présentation aura le mérite d’avoir enfin satisfait notre curiosité. Depuis le temps que nous voyons des cirques ambulants brinquebalants dans les petits villages… Nous repartons tout de même un peu déçus: afin d’assister au numéro tant annoncé des olimpicos de la muerte des Hermanos Reyes il nous aurait fallu attendre à la représentation du soir suivant…

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En route vers Pochomíl, non loin de Montelimar Beach, site de l’ancienne résidence estivale du Président Somoza qui a été convertie en complexe hôtelier et acquise par la chaine Barceló.

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Avant de partir pour notre grande aventure en 2011 nous avions correspondu avec une famille du Québec sur le point de partir elle aussi pour une virée en Amérique Latine après avoir aménagé un minibus scolaire ( http://www.exploraventure.com/apps/blog). En raison d’échéanciers différents, notre rencontre sur la route ne s’est jamais concrétisée. Tombée en amour avec le Nicaragua lors de son voyage, cette famille s’est achetée un petit bout de terre à Pochomil afin d’y construire éventuellement un hôtel. Leur histoire ayant piqué notre curiosité, nous avons eu le goût d’aller voir leur terrain et aussi de faire la connaissance d’André, un Québécois propriétaire d’un petit hôtel non loin de leur emplacement qui les a aidés à finaliser leur achat.

Même s’il ne nous connait pas du tout, André ou Titi nous accueille à bras ouverts et nous traite tout de suite en amis. Nous passons quelques jours devant chez-lui à profiter de son joli petit hôtel qui donne directement sur la mer.

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Titi a réalisé d’autres projets d’affaires en Amérique Centrale avant de s’installer à Pochomil il y a 7 ans. Il s’agit d’un homme coloré et généreux qui déborde d’idées. Il nous partage son expérience, nous fait voir les aléas rencontrés par un propriétaire à l’étranger et nous raconte les dessous de la vie à Pochomil, autant ceux des locaux que des autres expatriés qui y ont élu domicile. Les Québécois sont nombreux à visiter le Nicaragua durant les mois d’hiver avec un vol direct à Managua à chaque semaine. La plupart d’entre eux se rendent au complexe Barceló mais Titi fait de la publicité pour son restaurant auprès de cette clientèle et les plus aventureux se risquent à l’extérieur du site afin d’aller visiter le village de Pochomil et déguster une belle assiette de fruits de mer chez Titi. Certains d’entre eux ont la piqure et souhaitent acquérir une propriété dans les environs.

L’accès à la propriété au Nicaragua est relativement aisé pour les étrangers. Des lois et des incitatifs ont été mis en place pour favoriser les investissements étrangers et seul un passeport est nécessaire pour compléter une transaction immobilière de base.

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André nous conduit au terrain de la famille Exploraventure, situé à une dizaine de minutes plus au sud. L’acquisition d’un terrain en terre étrangère nécessite audace et dynamisme. Bravo! Nous avons hâte de vous rencontrer afin d’en savoir plus sur la forme que prendra votre projet.

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Durant notre séjour nous ne manquons pas de déguster une bonne poutine préparée par André. Nous nous joignons également à un repas d’anniversaire que notre hôte prépare pour une amie et son jeune fils. André entretient de bons liens avec la communauté et fait sa part pour que sa présence soit bien acceptée par les locaux.

La cuisine du restaurant de la Casa del Titito a bonne réputation et André a ses habitués. Nous ferons la connaissance d’un homme de Managua venu passer la journée à Pochomil pour relaxer avec sa famille. Avocat, il nous raconte avec émotions et détails ses souvenirs de la révolution et l’histoire de son pays. Il est soulagé de voir la tournure que prend son pays et est fier de mentionner qu’il s’agit maintenant du pays le plus sécuritaire d’Amérique Centrale. Il est bien au courant du dossier du canal inter-océanique et des répercussions que cette œuvre titanesque aura sur le milieu mais il s’agit pour lui d’un mal nécessaire.

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Nous avons droit à une coupe de cheveux à domicile. Nous n’abusons pas de la profession car notre dernière visite remonte à plus d’un an et demi. Pas de la haute-coiffure mais ç’a le mérite de dégager la nuque par temps de canicule.

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Pour Christophe cela demeurera symbolique car il ne s’agit que des pointes. Un petit extra pour la coiffeuse.

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Philippe avec Africa, le petit chien de la coiffeuse.

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Des fêtes patronales ont lieu à Pochomil et nous avons le plaisir d’assister à la dernière d’une longue série de journées festives. A l’occasion, des taureaux sont relâchés dans les rues de la ville est les gens courent devant en les agaçant. Ce sont surtout les jeunes qui bravent les taureaux mais tout le monde fait la fête.

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Une autre rencontre marquante que nous faisons chez Titi est celle d’un avocat criminaliste Québécois bien connu, en vacances au Nicaragua pour rendre visite à sa fille en stage à Managua. Les circonstances nous permettent une conversation intéressante avec un homme qui aurait été difficile d’aborder dans un autre contexte. En plus d’en apprendre sur une profession inconnue et fascinante, nous avons eu la chance d’avoir accès à un homme lucide, direct et qui n’a pas hésité à partager un bout de sa vie mouvementée avec nous. Merci.

Dans quelques semaines, André rentre au Québec pour l’été, comme à chaque année. Il ferme son hôtel pour 3 mois, la basse saison. Les enfants auraient été tenté de jouer aux tenanciers pendant quelques semaines mais le timing pour nous n’y était pas tout à fait. Merci Titi pour ton accueil chaleureux. Grâce à toi nous connaissons un peu mieux le Nicaragua.

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Notre journée de route vers Jiquilillo et la réserve Padre Ramos finit en queue de poisson. Les quelques kilomètres qui restent à parcourir sur la route du petit village de pêcheurs qui longe la mer sont en sable avec une section particulièrement meuble. A cette heure, nous ne voulons pas nous ensabler. Demi-tour… Un peu frustrant et pas de photo de cette communauté rustique.

On s’arrête au hasard à cette adresse qui accepte qu’on y passe la nuit. Il s’agit d’une réserve naturelle privée avec un bâtiment de pierres décoré avec élégance. La réserve fait partie d’un circuit éco touristique qui tente de mettre en valeur les attraits de la région, dont les mangroves de la réserve Padre Ramos et la lagune du volcan Cosiguina.

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Christophe hésite à gouter un jus de piña con arroz. Enfant-voyageur ne rime pas nécessairement avec aventurier culinaire.

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Puisque nous y sommes, nous poussons un peu plus l’exploration de cette péninsule, vers Mechapa cette fois-ci. Mais un sort semblable à la veille nous attend. Le village est encore plus petit que le précédent et l’unique rue se termine dans la mer. La seule place invitante sous cette chaleur accablante et accessible est tenue par des Américains. Ils nous déclinent l’accès pour cause de mauvaises expériences avec des campeurs par la passé. Nous nous efforçons de garder le sourire et poursuivons notre chemin jusqu’à Potosí, un petit village côtier situé du côté du golfe de Fonseca, tout près du Salvador.

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Ce village a déjà été un port d’échange mais les installations ont été détruites dans les années 80 par les Contras. Un nouveau quai a été construit en 2009 mais les activités du traversier ne semblent pas avoir reprises.

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Dans le centre du village, il y a un bassin d’eau thermale et les gens s’y rassemblent l’après-midi. On fait tout ici: le lavage des habits, le nettoyage de son camion ou de sa moto, de la baignade. Même les vaches y sont menées en fin de journée pour s’abreuver. A prime abord le lieu est peu invitant mais l’eau est très claire et circule bien.

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Après cette avancée vers la partie la plus au nord du côté Pacifique il est temps pour nous de quitter le Nicaragua. D’ailleurs la chaleur commence à nous incommoder et les fortes vagues du Pacifique ne savent plus nous attirer.

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Nos dernières images de cette terre de lacs et de volcans, d’un peuple souriant et amical…Au revoir Nicaragua!

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Frontière de Guasaule.

Le Honduras est le pays le plus pauvre d’Amérique Centrale et il n’a pas encore réussi à améliorer sa cote au niveau de la sécurité. Des mises en garde au sujet de certaines localités sont régulièrement diffusées sur les sites de renseignements pour voyageurs. Il aurait été possible d’éviter de séjourner au Honduras en le traversant d’une traite et en coupant vers le Salvador. Mais puisque nous avions bien aimé le Honduras, même si nous sommes un peu fébriles avant d’y mettre les pieds, nous avons le goût d’y retourner. De mon point de vue, il y a encore énormément d’endroits qu’il nous reste à découvrir dans ce pays. Le seul bémol est qu’il me faut respecter notre ligne de conduite, c’est-à-dire m’en tenir aux routes principales et éviter les grandes entourloupettes qui me sont chères dans la concoction de mon itinéraire.

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Un arrêt spontané à San Lorenzo sur le littoral pacifique, après avoir traversé la frontière, se prolonge pour la journée. Nous sommes sous le charme des crevettes qu’on y sert! Par ailleurs l’accueil est sympathique et on nous fait sentir bienvenus.

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On prend notre repas du soir au même endroit, pour les crevettes bien sûr, mais aussi pour ré-entendre la musique enjouée qui nous avait accrochés un peu plus tôt. Comment ne pas se sentir en vacances et heureux d’être au Honduras avec cette chanson ensoleillée (cliquez sur ce lien pour l’écouter (https://www.youtube.com/watch?v=NtE63VV8eM0 )? Il s’agit de Kazzabe un groupe Hondurien de style punta (musique traditionnelle des Garifunas) originaire de San Pedro Sula.

De San Lorenzo il est possible de partir en balade vers les mangroves, pour une excursion de pêche ou à la Isla de los Pajaros et la Playa del Amor.

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Des terrains sont en cours de remplissage vers le bout de la rue avec de nouveaux projets d’hôtels-restaurants.

Partie de foot devant l’usine d’emballage de crevettes de San Lorenzo.

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En quête d’un petit coin un peu plus frais nous allons faire un tour vers la Valle de Angeles à l’est de la capitale, qui est entourée de forêts de pins. Je croyais qu’il s’agissait d’une plantation mais j’ai lu que la forêt de pins des hauts plateaux du centre était le type de forêt le plus étendu, avec différentes espèces de pins selon l’altitude.

Nous passons la fin de semaine dans un  parc touristique fréquenté par des groupes scolaires et des familles venant y faire un pique-nique ou célébrer un anniversaire. Tous les emplacements sont d’ailleurs dotés d’un poteau pour y accrocher une piñata.

Il y a deux piscines sur le site mais bonne nouvelle, le climat est trop frais pour avoir le goût de s’y tremper! Des cowboys proposent des balades à cheval.

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Même s’il y a beaucoup de monde sur le site, les Honduriens demeurent discrets à notre égard et personne ne vient nous aborder. Christophe sera surpris mais heureux de se faire inviter à remplacer un joueur absent lors d’un match local amical.

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Philippe ne manque pas l’occasion de se procurer une bonne barbe-à-papa pour 10 Lempiras, soit 0,50$ CND.

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Empruntant l’anillo periferico afin de contourner Tegucigalpa nous traversons la scène d’un accident impliquant un camion et deux véhicules. Un jeune homme baignant dans une marre de sang est allongé sous le devant du camion, la tête couverte par un morceau de tissu blanc. Nous avons la chance de passer juste avant que la circulation ne soit interrompue.

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Pause au restaurant Sabor del Campo afin de consulter nos courriels.

Les routes du Honduras ont reçu un facelift depuis deux ans, c’est clair et y circuler est un plaisir. Il y a des péages, peu nombreux et peu chers.

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Une autre pause, forcée cette fois-ci, causée par un avertissement sur le tableau de bord de la présence d’eau dans le carburant. Mathieu ne prend pas de chance et fait une purge du filtre sur le champ. C’est la première fois que ce type d’évènement-moteur survient.

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Nous contournons le Lago de Yojoa du coté est afin de rejoindre le Parque Nacional Azul/ Meambar ou PANACAM. Les derniers 12 kilomètres ne sont pas pavés mais la route est en bon état et c’est très joli.

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Le parcours se termine par deux étroites voies cimentées avec une pente abrupte jusqu’à l’entrée du parc. Tout est bien signalisé et l’accès est impeccable, ce qui ne manque pas de nous surprendre.

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Nous découvrons un petit bijou de parc au cœur du Honduras. Encore une fois je me félicite de ma trouvaille. Il y a un bel espace réservé pour les campeurs, les installations sont de qualité et bien entretenues.

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Un couple de Colombie-Britannique, Jenn et Tristan, voyageant avec deux chiens sont sur les lieux. Partis depuis 6 semaines et en route vers San Juan del Sur au Nicaragua pour y rencontrer un ami, ils comptent retourner au Canada dans quelques semaines à peine. Ils ont passé les trois dernières années de leur vie à travailler au Congo pour un projet de développement communautaire. Sur le point de fonder une famille, ils ne peuvent être plus ravis de rencontrer une famille voyageuse.

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Nous effectuons la plus longue des trois randonnées proposées en famille.

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Nous tentons de laisser notre signature sur cette feuille géante à l’aide d’un stylo trouvé par Philippe sur le sentier mais sans succès.

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Trois cascades permettent de se revigorer en chemin.

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Le Lago de Yojoa est le plus grand lac naturel du Honduras. Il est bordé d’un côté par le Parque Nacional Santa Barbara et de l’autre par le Parque Nacional Azul/Meambar.

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Deux belles tours d’observation viennent tout juste d’être terminées. A notre avis, PANACAM est un site de calibre international et nous espérons que les budgets resteront au rendez-vous pour en assurer la protection et l’entretien.

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Devant ce que nous croyons être l’ultime occasion de ce voyage de se rendre sur la côte des caraïbes, nous prenons la direction d’Omoa, une petite localité où la montagne rejoint la mer, non loin de la frontière guatémaltèque.

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Nous avons la chance d’aboutir tout près d’un petit hôtel tenu par un Albertain qui accepte que nous nous stationnions devant sa propriété, puisque fermé pour la basse saison. La belle affaire pour nous!

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Face à un décor aussi paradisiaque, un lieu si tranquille qui nous offre la baignade, le snorkelling, l’eau, l’électricité, l’internet, un abri pour le soleil, une laveuse et un coucher de soleil, nous nous étirons quelques jours bien entendu.

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Les apparences sont souvent trompeuses et tout n’est pas aussi idyllique qu’il puisse paraitre à Omoa. Mark qui y a fait construire son hôtel il y a 9 ans a bien hâte de vendre sa propriété. Une usine mexicaine, Gas del Caribe, réputée opérer illégalement depuis 20 ans au pays (opération sans permis, construction sans étude environnementale, impôts non payés) importe, stocke et distribue du gaz liquide pour le Honduras et l’ensemble des pays de l’Amérique Centrale à partir d’Omoa où elle possède 4 immenses réservoirs sphériques et 32 dépôts cylindriques.

Depuis sa construction, les installations de l’usine ont détruit l’écosystème et continuent de faire peser une menace importante sur la communauté et l’environnement. La quantité d’hydrocarbures emmagasinée dans ses sphères, pour son potentiel explosif, serait l’équivalent de 8 fois la puissance de la bombe atomique d’Hiroshima. La construction d’une digue pour les besoins de l’usine a modifié l’afflux de sable et les belles plages blondes ont disparu.

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Un tremblement de terre ayant causé des dommages additionnels, la route qui passait devant la propriété de Mark s’est effondrée et un mur artificiel a dû être mis en place. La dangerosité lié à la présence de gaz inflammable a fait cesser la venue de bateaux de croisières diminuant du coup l’afflux touristique, tout comme le coup d’état en 2010. Depuis son arrivée Mark n’a pas reçu d’aide de la municipalité ou d’avantages liés à son investissements au Honduras. Au contraire, les frais ne cessent d’augmenter mais le tarif pour la location d’une chambre demeure ridiculement bas. De plus, l’assassinat de deux compatriotes canadiens l’an dernier dans le même village, qui pourrait être relié à un réseau criminalisé, n’a rien fait pour apaiser ses inquiétudes.

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Mark est dans la cinquantaine. Il a vendu ses biens pour venir s’installer ici et construire un petit hôtel dans le cadre d’un projet de semi-retraite. Cela n’a pas tourné tout à fait comme il l’aurait souhaité et il ne pourra probablement pas rentabiliser son investissement. Après la vente, il ne renoncera pas à l’Amérique Centrale. Il compte explorer d’autres endroits avant de s’installer dans un nouveau coin.

Nous sommes bien contents d’avoir eu la possibilité de rencontrer un compatriote canadien d’une autre province. Ça n’arrive pas souvent! Mark nous a accueillis sans hésiter et sans sourciller, malgré nos allures hippies.

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Nous profitons de notre passage à Omoa pour visiter sa forteresse, San Fernando de Omoa, dont la construction a débuté en 1752. Le lieu est très photogénique.

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Un camion chargé de noix utilisées dans la fabrication de l’huile de palme.

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Les ruines mayas du site archéologique El Puente nous offrent un bel arrêt avant d’atteindre Copán. Ce sont des archéologues japonais qui ont contribué à la mise en valeur de ce site. El Puente est présentée comme une cité maya indépendante qui faisait du commerce avec les mayas du Guatemala et de Copán.

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La visite des ruines de Copán est une belle occasion pour nous de renouer avec la dynastie Maya.

A l’entrée du site, des dizaines de guacamayas nous souhaitent la bienvenue. Ils font partie d’un programme de réintroduction en milieu naturel.

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Copán était une ville étatique et à son apogée (entre 250 et 900 après J.C.) elle soutenait  21 000 habitants. Bien que relativement petite elle était très développée au niveau des arts. Ses stèles, ses sculptures et son architecture lui ont valu le nom de “ville lumière du monde maya”.

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Le grand jeu de pelote est entouré d’édifices parallèles aux parois inclinées. Ces dernières sont décorées de tête de guacamayas, un oiseau symbolique de grande importance pour les mayas.

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L’Escalinata de los Jeroglificos, le monument le plus célèbre de Copán. Il s’agit d’une volée de 63 marches qui retrace l’histoire de la maison royale de Copán. L’histoire n’est pas entièrement connue car l’escalier a été détruit partiellement. Des archéologues tentent d’en reconstituer une version virtuelle grâce à une technologie de scan 3D.

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La nature fait partie intégrante du site.

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Au sommet du temple des inscriptions.

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Sur les différentes faces, des bas-reliefs représentent les 16 grands rois de Copán.

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A droite on voit l’image du temple de Rosalila qui a été découvert en parfait état sous le temple 16.

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Notre séjour dans la ville de Copán Ruinas se prolonge plus longtemps que prévu lorsque Mathieu commence à ressentir de la fièvre et des douleurs variées. Il avait éprouvé un certain inconfort la veille de notre visite des ruines mais cela semblait s’être résorbé. Mal de ventre, mal de dos, agitation nocturne, sudations. Nous décidons d’observer l’évolution des symptômes avant de changer de pays, surtout que nous sommes bien installés chez une famille qui a l’habitude de recevoir les camping-cars de passage.

La situation perdurant à l’arrivée du weekend nous nous inquiétons un peu. Nous avons séjourné dans des zones à risque pour la dengue et la malaria et le mot Chikungunya est sur toutes les lèvres. Par prudence Mathieu consulte le médecin de Copán Ruinas qui nous reçoit sur le champ. Après questionnaire et examen il ne juge pas nécessaire de faire une analyse sanguine. Pour nous rassurer il nous offre une prescription d’antibiotiques au cas où le mal de ventre se préciserait mais nous refusons.

Le lendemain, Mathieu se sent misérable avec un gros mal de tête. Apparait aussi une brève éruption cutanée sur le tronc. Les jours suivant, son état s’améliore peu à peu. S’agit-il de la fameuse Chikungunya qui a fait des milliers de victimes partout en Amérique dans les derniers mois? Les membres de la famille qui nous accueillent affirment qu’ils ont presque tous soufferts de la Chikungunya dans les derniers mois, tous avec des symptômes divers et plus ou moins forts. Les douleurs articulaires et les éruptions cutanées avec démangeaisons semblent souvent faire partie du tableau. Il n’y a pas de traitements spécifiques pour cette infection transmise par les moustiques.

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Contrairement à Mathieu qui est souffrant et qui ne sait plus où s’allonger pour se reposer ou changer de position dans notre petit habitacle au fil des jours d’immobilité qui s’additionnent, le temps passe très bien pour le reste de la famille. Puisque la ville est très agréable, on va faire un tour quotidien au marché pour des emplettes, on s’arrête parfois au café internet et on fait des jeux de société avec les enfants de la famille.

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Nous croisons un couple de globe-trotteurs Néo-Zélandais  voyageant à bord d’un bus scolaire aménagé. Pour l’espace, c’est ce genre de véhicule qu’il nous aurait fallu!

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Le temps passé chez cette famille hondurienne nous permet d’observer leur vie quotidienne. La fin de semaine, Nina monte un kiosque autour de la plaza du village afin d’y vendre des baleadas (des tortillas de blé) et d’autres plats cuisinés. Elle est sur son départ avec son équipement à bord d’une moto-taxi.

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La famille possède une maison en ville mais depuis que le loyer du restaurant qu’ils opéraient a doublé, ils ont décidé de louer ce kiosque/restaurant en face des ruines de Copán. Ils ont fermé leur maison et habitent ici à temps plein avec la femme d’un cousin et son fils. Ils s’occupent ensemble de ce commerce et louent également des chambres « à l’heure » qui sont situées derrière le restaurant. Nous avons aperçu des clients tous les jours pour ce service pratique et discret.

Jefferson, 9 ans fréquente l’école en après-midi. Il attend que des clients se présentent au kiosque du bord de rue. Au besoin il fait appel à ses parents.

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Durant la semaine, Nina m’ enseigne comment faire les baleadas ou tortillas hondurienne. Un autre jour, elle nous offre une assiette de pupusas (tortillas de mais épaisses) et des légumes marinés. Elle est également curieuse de connaître mes recettes et voir comment je cuisine dans mon campeur. Elle propose même qu’on prépare de la lasagne pour souligner notre départ. Alors qu’elle concocte la sauce et une salade, je fais cuire les lasagnes chez-nous puisqu’elle n’a pas de four. En compagnie de Nayeli, la grande de 12 ans, je prépare un gâteau au chocolat pour compléter notre souper.

Sur la grande table assemblée pour l’occasion, le repas est festif. Leurs enfants n’ont pas mangé de lasagne depuis deux ans!

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Une autre belle rencontre qui nous fait apprendre les uns des autres.

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A notre arrivée, lors d’une conversation avec Nina, je lui soulignais qu’avant de voyager nous n’étions pas en mesure de distinguer les caractéristiques physiques et culturelles entre les habitants des pays latins. A nos yeux, ils étaient tous des latinos, du Mexique à l’Argentine. Aujourd’hui, c’est certainement différent. J’ai donc été agréablement surprise lorsqu’elle m’a dit au moment de partir que cette rencontre avec nous lui avait permis d’apprécier les gringos. Pour elle, les étrangers étaient tous pareils et ne lui semblaient pas très sympathiques, surtout que la plupart de ceux qu’elle croise ne lui adresse pratiquement pas la parole.

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Tant mieux si ces moments partagés ont réussi à déconstruire quelques préjugés et ont fait disparaitre certaines craintes envers ceux qu’on connait mal. Sans le vouloir nous avons des responsabilités à titre de voyageurs. Celles d’être, partout où nous allons, ambassadeurs de notre pays, mais aussi porteurs d’une des grandes leçons du privilège de la découverte: gringos ou latinos nous sommes tous gens de cœur.

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6 commentaires pour Nicaragua-Honduras: Un peu de tout!

  1. Claude dit :

    On continue à  » triper  » avec vous 4. Des noms du Honduras (déjà 20 ans) me rappellent des souvenirs, plus facile pour le Nicaragua car on parle de 2 ans et demi…
    Vous avez le statut de pro depuis belle lurette et votre niveau élevé demeure.
    Félicitation pour la X ie fois car vous continuez à nous surprendre. Ces récits et photos nous aident à vivre votre absence.

  2. Den dit :

    Pascale,
    J’apprécie ta dernière réflexion: ce voyage est une belle occasion d’aller à la découverte avec un grand D, celle des autres, du monde, de l’humain dans son milieu de vie. Ta vision élargit nos horizons……
    Bonne continuation…..et courage au conducteur.

  3. Merci encore toute la famille, votre blog enrichissant pour tous
    Bonne route nous vous suivons
    Andres TiTiTo

  4. Tanya Lafrenière dit :

    Un beau bonjour à vous! Je viens de lire votre blogue en me reposant de 3 jours de vols, car je viens d’arriver en Indonésie, je commence mon périple sur Lombok. Je vis un gros choc culturel et de lire votre récit me redonne de l’énergie! J’espère aussi que Mathieu a bien récupéré!
    Tan la cousine tannante!!

  5. AL. dit :

    Chère Pascale,
    Te lire c’est toujours: (pris dans ton texte)  » Une autre belle rencontre qui nous fait apprendre les uns des autres. »
     » Gringos ou latinos nous sommes tous gens de cœur. » Et, à ce titre, vous êtes de bons ambassadeurs…

  6. Rabillé dit :

    Comme d’habitude, nous avons apprécié votre page. Nous admirons votre facilité de contact avec les gens. On vient de rentrer d’Europe, en panne au Yucatan avec nos sacs de voyage perdus Dieu sait où entre Genève et Cancun. Nous allons monter assez rapidement vers le Canada pour admirer le coloris automnal de vos forêts. On vous embrasse et peut-être à bientôt sur la route. MJo et Claude

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