Que se passe t-il suite au retour?

Même si notre vie est à cent lieues de l’aventure depuis notre rentrée au Québec, il nous semble encore trop tôt pour faire un bilan récapitulatif, tirer des conclusions définitives et clore ce blogue de voyage pour de bon. Ainsi donc, puisque ce geste de partage virtuel me manque parfois, j’ai décidé d’écrire quelques lignes afin de répondre à la curiosité de mes lecteurs qui veulent être informés du déroulement de notre retour à la vie sédentaire après une si longue absence.

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Comme vous l’aurez compris, vous ne trouverez pas dans ce billet des descriptions de lieux exotiques, d’exhibitions de découvertes fabuleuses ni de récits de rencontres hors de l’ordinaire. Pas plus qu’il n’y aura de photos très évocatrices. Les lignes qui suivent sont destinées à ceux et celles qui ont développé un attachement à l’égard de notre famille et qui souhaitent avoir accès à notre état d’esprit un peu plus de deux mois après notre retour au Québec.

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Retour en arrière, 23 août 2015:  Après notre passage à la frontière de Herdman, il ne reste qu’une centaine de kilomètres à parcourir avant de rejoindre LaSalle où habitent mes parents et ma sœur.

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C’est à peine passé la frontière que notre véhicule s’immobilise juste à temps à une croisée de chemins pour laisser filer un camion à toute allure dans la voie perpendiculaire. La vision de cet impact manqué est saisissante pour tous: juste avant de terminer ce long parcours l’univers prend soin de nous toucher l’épaule afin de nous rappeler le côté éphémère de toutes choses, y compris celui de notre précieuse vie humaine.

Bien que nous soyons tout près du moment des retrouvailles et de notre point de départ, nous passons une dernière nuit dans un camping près des lignes américaines. Étant donné que nous prévoyons séjourner quelques jours en ville avec le véhicule, nous faisons le nécessaire (vidanges, nettoyage, plein d’eau) afin de ne pas être embêtés par les besoins de notre monture une fois en métropole.

Le matin de la grande réunion nous sommes fébriles, imaginant différents scénarios de rencontre. Nous nous savons extrêmement attendus, surtout que nos parents ne connaissent pas la date précise de notre retour. Nous voulons les surprendre!

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S’ensuit alors une série de rencontres avec nos parents, nos sœurs, nos neveux, nos amis et collègues et quelques membres de la famille élargie. Le réflexe d’immortaliser tous ces moments sur pellicule n’est pas là. Alors à vous d’imaginer. L’excitation et la joie sont au rendez-vous. Nous retrouvons nos proches avec simplicité et bonheur.

Pouvoir s’émerveiller du développement des enfants de notre entourage est probablement l’une des plus belles surprises du retour.

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Au début, il y a un sentiment d’irréalité. Il est difficile d’intégrer que nous sommes là pour y rester. Notre rythme des dernières années veut qu’il y ait toujours un départ imminent, un lendemain différent. Nous nous sentons donc en attente malgré nous, avec une bizarre impression d’avoir déjà fait le tour, seulement quelques jours après notre arrivée.

Aussi, très étrange est le sentiment de connaitre les environs mais d’en avoir oublié les détails, par exemple un parcours routier, un numéro de téléphone ou même un édifice. Étonnant également d’entendre parler français constamment autour de soi et de se sentir visiteurs dans des lieux qui ont jadis été si familiers. Nous ne connaissons plus les promotions des supermarchés, les cartes de points à présenter, les façons de faire locales.

Durant cette phase de réintroduction nous ne pouvons taire nos indignations sur le développement à outrance des artères commerciales, le gaspillage de l’eau, le matérialisme nauséabond. Nous développons une perspective nouvelle sur notre ancien milieu de vie.

Et très vite nous reprenons nos repères et nous apprécions le confort que nous procure la vie nord-américaine tout en sachant cette fois-ci que nous pouvons vivre sans. Par ailleurs, nous nous efforçons de ne pas trop structurer notre emploi du temps, de ne pas faire trop de plans à l’avance afin de ne pas oublier que nous demeurons ouverts aux imprévus.

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En plus d’avoir entretenu d’autres types de communication avec nous durant notre absence, les personnes desquelles nous sommes le plus proche ont évidemment suivi notre récit de voyage virtuel à la lettre. Il n’est donc pas surprenant que les conversations se rapportant à notre grande aventure aient rapidement fait place à d’autres sujets plus actuels. Mis à part les discussions soulevées par quelques réels passionnés du voyage ou par ceux qui rêvent un jour de partir à l’aventure, nous avons rapidement mis le thème du voyage en dormance après notre retour. De toute façon, les meilleurs moments de notre voyage sont souvent difficiles à partager et surtout c’est de la vie des autres que nous avions envie d’entendre parler.

Retrouver sa sœur et ses bonnes amies, cela fait vraiment chaud au cœur. Reprendre la conversation là où on l’avait laissée n’est pourtant pas toujours possible. Des choses ont changé, des moments ont été vécus en notre absence et certains détails qui ont marqué nos êtres chers et qu’ils auraient aimé nous confier deviennent superflus, dépassés. Ils sont le signe d’un temps manqué, non partagé. L’absence prolongée nous permet d’apprécier les mouvements de la vie. Certes de manière subtile, tout le monde évolue, et il est évident que des changements surviennent dans la vie des autres dans un intervalle de quatre ans. Durant cette période, nos proches ont fait le deuil de notre présence et ont réorganisé leur vie, ont débuté de nouveaux projets. Lorsque nous revenons, nous leur demandons de nous reprendre tels que nous sommes, tout en sachant que nous ne sommes plus tout à fait les mêmes.

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Notre Anguille n’a pas failli à sa tâche honorable jusqu’au dernier kilomètre mais elle n’en aurait pas fait un de plus! Au départ de chez ma sœur, qui habite sur l’île de Montréal, en direction de la Rive-Sud pour compléter notre circuit jusqu’à notre point de départ, un bruit nouveau venant du dessous du véhicule et fort inquiétant se fait entendre. A seulement 40 kilomètres de la vraie fin nous devons nous arrêter dans le stationnement d’un aréna pour faire des vérifications, de peur de rester coincés sur le pont Champlain! Finalement, sans interventions particulières mais les doigts croisés, nous nous rendrons à bon port. Incroyable!

Seulement, lorsque Mathieu prend le temps de faire un diagnostic plus sérieux le verdict est sans appel: il faut réparer le différentiel car la pièce maîtresse est brisée. L’Anguille ne peut plus rouler dans cet état. Cet évènement organise alors notre emploi du temps pour les jours à venir. Il faut débarquer le campeur et aussi le vider pour alléger son poids alors qu’il sera sur ses pattes. Nos plans de repartir au gré du vent pour faire quelques balades au Québec, à la rencontre d’amis sont démantelés. C’est donc plus vite que prévu que nous amorçons notre processus de sédentarisation. Nous mettrons plus de deux jours à tout vider et nettoyer, constamment étonnés de la quantité de matériel emporté.

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La reprise du cours de la vie dite “normale” étant ce qu’elle est, nous ne sommes pas repartis avec notre monture depuis notre retour. Vendre ou garder le véhicule? nous n’avons pas encore élucidé la question.

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En 2011 après avoir vendu notre maison nous avions passé un mois dans un logement appartenant à la mère de Mathieu. Nous y avions d‘ailleurs entreposé quelques boites et meubles. Alors que cet appartement nous était apparu à l’époque petit et dépourvu de commodités essentielles (cuisinière et laveuse/sécheuse), nous le retrouvons quatre ans plus tard avec contentement et en vantons la vastitude. Ces conditions de retour sont idéales puisqu’elles nous permettent de prendre le temps de rechercher calmement un nouveau milieu de vie. Afin de mettre au point notre réinstallation, il y a un nécessaire tourbillon de classement, de tri, de rangement, de réorganisation, de démarches pour la reprise des services domiciliaires.

Fait comique, nous retrouvons également notre vieille fourgonnette -nous la pensions morte et enterrée- que mon beau-père a maintenue en vie durant notre absence, par nostalgie. Malgré ses nombreuses cicatrices, des anciennes mais aussi des nouvelles infligées par son gardien, nous étions bien contents d’avoir un véhicule roulant plus adapté pour assurer notre mobilité.

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Comme on peut souvent le lire dans les récits de voyageurs partis en famille et qui sont rentrés, les enfants s’adaptent rapidement aux nouvelles conditions du retour. C’est la même chose ici. Les garçons ne tiennent pas à s’occuper de la réorganisation de l’espace, des plans futurs ou du budget. Ils se consacrent plutôt à trouver des activités plaisantes. Christophe dont la passion pour le foot n’a pas cessée, se joint à une équipe locale. Philippe après des essais au karaté, opte plutôt pour des rencontres du club Légo. Lui qui avait si hâte de retrouver ses bacs de jeux remisés ne consacrera qu’une journée à leur dépouillement. Enthousiasmés et pressés de matérialiser leurs rêves chéris pendant les derniers mois précédant le retour, nous les aidons dans leur entreprise même si notre opinion sur l’urgence et la nécessité d’une telle démarche diffèrent de la leur. Avec leurs économies, l’un se procure un ordi de gamer et l’autre une console de jeux.

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Christophe s’ennuie des langues étrangères mais trouve à chatter en portugais et en espagnol avec des connaissances lointaines. Heureusement, par l’entremise d’amis, il a l’opportunité de fréquenter un groupe de travailleurs agricoles guatémaltèques qui se réunit hebdomadairement pour jouer au soccer.

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Philippe avoue ne pas aimer être questionné sur son voyage. Il préfère demeurer évasif lorsqu’on lui en parle car il redoute qu’une série de questions ennuyantes et redondantes s’en suivent.

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Tous les deux se développent rapidement une petite routine et font preuve d’autonomie et d’indépendance dans l’organisation de leur temps. Comme nous, ils démontrent une préférence pour les choses simples. Ils revoient leurs amis, sont surpris de les retrouver aussi changés. Naturellement, eux aussi doivent se réorganiser, se retrouver, s’interroger sur ce qu’ils veulent apprendre et explorer.

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Pour la première fois de son histoire notre famille fait chambre à part. Tout le monde semble satisfait de ce nouvel arrangement sauf que les enfants ne se font pas prier pour venir visiter le lit familial. Vivre des moments en famille, uniquement pour le plaisir d’être ensemble nous apporte beaucoup de bonheur et tous semblent être conscients que la nouvelle routine pourrait rapidement nous faire escamoter ces moments partagés.

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Parallèlement à ce processus de sédentarisation, le monde du voyage vient à nous à trois reprises grâce au passage d’amis voyageurs au Québec.

Premièrement, nous avons la chance de recevoir la visite de Jean-Jacques et Martine Ravaux, rencontrés en Équateur en février 2013. Ces voyageurs sont sur les routes du monde depuis une vingtaine d’années. Nous avions passé à peine quelques jours en leur compagnie et les impressions avaient été bonnes mais nous ne pouvions deviner comment se déroulerait la rencontre. Quelle fraicheur et quel bonheur de pouvoir discuter de la vie et de voyages avec des gens à la pensée non linéaire qui ont su nous surprendre de bien des manières.

Il nous a paru bien étrange de voir un véhicule d’overlanders dans notre petite cour de banlieue. Cela nous a permis de nous reconnecter encore un peu au monde des voyageurs, même si en vérité, on perd rapidement le statut de voyageurs lorsqu’on rentre à la maison. Il faut se reconstruire une identité, se réinventer. Très vite nous en sommes venus à nous demander si nous étions déjà vraiment partis, tant le changement de réalité est contrastant!

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Toute la famille avec Jean-Jacques et Martine, des voyageurs qui savent très bien comment se laisser porter par le fil des rencontres qui tissent un voyage. Une rencontre géniale, de cœur à cœur, sans âge et sans gêne.

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Venus nous amener un bol d’air frais pour faciliter notre réintégration, eux aussi doivent apprivoiser le retour puisqu’ils rentrent en France pour un certain temps, entre autre pour aménager un nouveau véhicule, après plusieurs années aux Amériques.

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Ensuite, nous accueillons avec joie, David le papa de la famille Expédition5 que nous avons côtoyée au Pérou, en Bolivie et en Argentine. Cette famille avec qui nous avons tissé des liens forts est de retour en France depuis le mois de juillet après avoir vécu 12 ans au Québec et voyagé pendant plus de 3 ans à travers le monde. Leurs démarches de retour, leurs hésitations, leurs questionnements, leurs conditions de réinsertion ressemblent étrangement aux nôtres et c’est très libérateur de pouvoir en parler avec David.

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Finalement, Claude et Marie-Josée Rabillé, rencontrés brièvement sur la route des missions en Bolivie en août 2013 nous récompensent de leur visite. Claude et Marie-Jo sont de vrais voyageurs et un confort minimum leur suffit. Ils vivent sur la route depuis 20 ans et ne retournent pratiquement jamais en Europe.

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Ils nous regardent revenir à une vie sédentaire avec des points d’interrogations dans les yeux! Adorables, toujours en évolution, ils sont sincères et entiers.

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Leur séjour nous enchante et l’affection et l’intérêt qu’ils portent à notre famille nous touche beaucoup.

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Après le Mexique cet hiver et l’Alaska au printemps, Claude et Marie-Jo lorgnent du côté du Japon. Rien ne peux les arrêter.

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Avons-nous d’autres projets de voyage? Oui, mais pas dans l’immédiat. Mathieu chérit le rêve de construire lui-même son camion d’expédition. Son carnet de notes à cet effet est déjà bien rempli. Nous demeurons conscients qu’on ne peut jamais vraiment prévoir quand l’envie de reprendre la route nous gagnera!

Pourquoi sommes-nous revenus? D’une part, nous souhaitions revoir nos familles. D’autre part avec le style de voyage que nous avons préconisé (voyage de découvertes) et puisque nous n’avons pas eu l’envie de nous établir ailleurs comme le font souvent les voyageurs, soit pour ouvrir un hôtel, un restaurant ou un petit commerce, nous sentions qu’à ce moment-ci, de rentrer était ce qu’il y avait à faire.

La vie de nomades nous a beaucoup plu, énormément même. Paradoxalement le désir d’avoir un lopin de terre pour laisser libre cours à nos rêves pastoraux nous interpelle aussi. Nous avons des fantasmes d’autosuffisance et de simplicité, nous recherchons la tranquillité et voulons vivre entourés de nature.

Nous comprenons que voyager n’est pas exclusivement ce qui peut nous apporter le contentement et le sentiment de liberté, même si le voyage permet souvent d’en faire la découverte. En d’autres mots, nous sommes revenus car nous voulons apprendre à être aussi paisibles à la maison qu’en voyage. Nous voulons continuer à cultiver les dispositions intérieures et les manières de vivre que nous avons tant aimées en voyage tout en étant chez-nous. Pour s’exercer nous souhaitons emprunter cette fois-ci la route du voyage intérieur.

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La période que nous traversons est parsemée de questionnements. Que voulons nous vraiment? Que souhaitons nous retrouver, changer, créer? Que sommes nous prêts à vivre, à perdre, à renoncer pour atteindre nos buts? Tout se remue-méninges nous amène un certain inconfort et l’impression de se sentir désorientés. Malgré ce tumulte intérieur, il n’y a pas de sentiment d’urgence qui nous habite. Nous intégrons de plus en plus que le comment passera surtout par des attitudes et une façon d’être plutôt que par le faire.

Les premières semaines de notre retour se sont déroulées telles que nous les avions souhaitées, c’est à dire en douceur et avec Mathieu à nos côtés. Ce n’est que vers la fin du mois d’octobre qu’il a commencé sa recherche d’emploi active, car avant, il n’en avait tout simplement pas envie. Lorsqu’il s’est mobilisé il n’a pas tardé à trouver. Il a choisi de recommencer à travailler dans son domaine, non sans avoir envisagé un changement de cap auparavant. Pour l’instant, il s’agit de la voie la plus évidente et la plus rassurante à suivre.

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Avons-nous l’impression d’avoir changé? C’est difficile à dire avec certitude, mais nous croyons qu’il y a un petit quelque chose de différent. Comment savoir si c’est dû au voyage ou simplement à la quarantaine? Peu importe puisque c’est bon et serein.

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Même si nous avons des craintes, telles celle de se laisser happer par un rythme de vie qui ne nous convient plus, celle de perdre ce regard différent sur les évènements, celle d’oublier ce que nous avons voulu quitter, celle de retomber dans les pièges du matérialisme et de la consommation, celle d’ignorer la beauté et la simplicité de l’existence ou celle d’oublier que nous sommes encore riches de temps, et que nous ne nous retrouvons plus tout à fait dans ce monde, nous ne nous sentons pas pour autant perdus intérieurement. Même si nos vieux réflexes ne sont jamais loin, nous sentons qu’une nouvelle sagesse veut émerger.

Rentrer à la maison est certes un défi mais en dépit des tourments, des peurs et des égarements, deep down inside we know that no matter what happens we will be alright.

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5 commentaires pour Que se passe t-il suite au retour?

  1. Edith dit :

    Bon retour!!! Et au plaisir de vous voir!!!xxx

  2. C’est bon de vous lire. Je comprends tellement ce que vous vivez. C’est d’une grande complexité.

  3. Mission accompli.suis content.tres fier de.cette belle famille bon retour au plaisir de.vous revoir.bientot
    Andre titito

  4. Serge Lafreniere dit :

    Bienvenue a la Caza

  5. Luis dit :

    Un fraternal saludo desde barinas-venezuela que bueno q estan en casa…felicidades

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